Quelque 1 400 personnes ont trouvé la mort en Egypte depuis le renversement du président Mohammed Morsi en juillet dernier, selon un rapport d‘Amnesty International publié mercredi 22 janvier.

La plupart de ces morts sont le résultat d’une force abusive utilisée par les forces de sécurité, signale l’ONG de défense des droits de l’Homme.

Au moins 95 agents de sécurité font partie du bilan des victimes au cours des attaques violentes depuis le coup d’Etat de l’armée, cet été. Amnesty accuse : « Les forces de sécurité sont libres d’agir au-dessus de la loi et sans crainte d’être tenues pour responsables des abus. »

Le rapport d’Amesty International pointe du doigt les arrestations en masse ainsi que les restrictions à la liberté d’expression et du droit à manifester. L’ONG reproche aux autorités égyptiennes, dirigées par le général Abdel Fattah el-Sissi, de « casser l’opposition et de piétiner les droits de l’Homme. »

Le rapport a été publié seulement trois jours avant le troisième anniversaire du début du soulèvement populaire qui a renversé le dictateur égyptien, Hosni Moubarak.