AMSTERDAM – La capitale hollandaise a profité de la persécution des juifs sous l’occupation nazie en augmentant leurs loyers après qu’ils ont été confinés dans le ghetto, a révélé une nouvelle étude.

La découverte a été d’abord annoncée par le quotidien Het Parool le 18 février, sur la base des découvertes de Stephan Steinmetz, un chercheur en sciences politiques, dans son nouveau livre Asterdop – le nom du ghetto du nord d’Amsterdam où ont été envoyés 300 juifs en 1942, deux ans après l’invasion et l’occupation allemande aux Pays-Bas.

Selon ce livre, la municipalité et son département du logement, qui possédait la zone d’Asterdop, a augmenté les loyers de 25 à 30 % dès que les juifs ont emménagé dans le ghetto.

Une hausse similaire des loyers a eu lieu dans les logements municipaux qui étaient utilisés comme plus grand ghetto dans le sud de la ville. Les forces d’occupation allemande n’ont jamais demandé à la ville d’augmenter les loyers.

La ville n’a jamais cherché à rembourser les familles juives pour l’augmentation des loyers de logements qu’ils n’ont pas occupés de leur propre volonté. Mais après la guerre, elle a soumis une facture équivalente à 3 millions de dollars actuels au gouvernement central en compensation des dépenses liées au logement des juifs là-bas.

La découverte intervient quelques semaines après le lancement d’une campagne par Amsterdam pour contacter les familles juives qui avaient reçu des amendes pour ne pas avoir payé la taxe foncière pendant qu’elles se cachaient ou étaient dans des camps de concentration.

Juste après la guerre, la ville avait refusé des douzaines de demandes d’annulation de dettes survenues de cette manière, selon la découverte de cette pratique en 2013.

D’autre part, la ville du sud de Boxmeer a vu en début de mois le retour d’un yad, le pointeur rituel utilisé pour identifier les mots pendant qu’ils sont lus dans la Torah, qui avait été pris dans la synagogue pendant l’occupation, quand le bâtiment avait été détruit.

La municipalité a dépensé plus de 2 000 dollars pour racheter l’objet à ses précédents propriétaires en Israël. Il sera placé dans le musée de la ville, a annoncé lundi le quotidien De Gelderlander.