Le gouvernement néerlandais est prêt à mettre à disposition de la lutte contre le groupe jihadiste État Islamique (EI) plusieurs avions de combats F-16, ont rapporté mercredi plusieurs médias néerlandais.

Une conseil des ministre exceptionnel est prévu à 16H00 (14H00 GMT) pour parler « d’une éventuelle participation à la lutte internationale contre l’EI », a annoncé le gouvernement dans un communiqué.

Selon le quotidien de centre gauche le Volkskrant, il s’agit de quatre avions. Selon l’agence de presse néerlandaise ANP, le nombre d’appareils n’a pas été décidé.

Les F-16 pourront agir en Irak mais il n’est pas encore certain que le gouvernement néerlandais autorise des bombardements en Syrie, précise le Volkskrant, citant des sources proches du dossier.

Le Premier ministre, Mark Rutte, avait expliqué la semaine dernière qu’il existait un problèmes légal pour les Pays-Bas s’ils bombardaient des positions du groupe État islamique en Syrie sans mandat de l’ONU.

L’Irak a quant à lui demandé cette intervention de la coalition menée par les Etats-Unis, qui ont de nouveau frappé mercredi matin des positions de l’EI.

Étiqueté terroriste par les Etats-Unis et les Nations unies, l’EI contrôle de vastes régions à cheval entre la Syrie et l’Irak sur lesquelles il a proclamé un califat et a décapité deux journalistes américains et un travailleur humanitaire britannique.

L’opération militaire américaine est soutenue par cinq nations « partenaires » arabes : Jordanie, Bahreïn, Qatar, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, selon les Etats-Unis. A l’exception du Qatar, ces pays arabes ont confirmé leur participation aux raids.

Au Royaume-Uni, le Premier ministre, David Cameron, s’apprête à convoquer le Parlement en session extraordinaire vendredi pour débattre de la participation du pays aux frappes aériennes, selon les médias.