Les auteurs de l’étude ont témoigné de leur surprise et de leur inquiétude en découvrant que 54 % des personnes interrogées ont affirmé avoir été victimes ou témoins d’un incident pouvant être défini comme antisémite.

Le nombre d’actes de nature antisémite ne varie que très peu selon les différentes régions des États-Unis, « ce qui suggère fortement que l’antisémitisme est un problème national », affirme le rapport.

L’étude, qui a la forme d’un questionnaire en ligne, a été réalisée entre septembre 2013 et mars 2014. Il était demandé aux étudiants des campus américains s’ils avaient été victimes ou témoins d’actes antisémites au cours de l’année précédente.

1 157 cas ont ainsi été répertoriés sur 55 campus différents. Selon un des auteurs, il est surprenant que cela ne concerne pas uniquement des étudiants directement identifiés comme juifs ou pro-israéliens.

Les conclusions de l’enquête appellent à une prise de conscience des responsables universitaires.

« Ils ont été dans un certain déni de ce problème », explique Kenneth L. Marcus, président du Louis D. Brandeis Center for Human Rights Under Law dans une interview à Haaretz.

Selon le rapport, 29 % des personnes interrogées ont été témoins d’un antisémitisme visant un élève en particulier, 10 % évoquent un événement dans un club ou un groupe du campus, 6 % témoignent d’actes réalisés en classe.

Chez 4 % des sondés, l’union des étudiants est mélée à ces agissements, quand 3 % d’entre eux pointent du doigt l’administration du campus.