Le président libanais Michel Aoun a déclaré que son pays avait le droit de se défendre contre « l’agression » israélienne.

Le président libanais s’est entretenu avec le directeur général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit, lors d’une visite à Beyrouth.

« Le Liban a su faire face aux agressions israéliennes depuis 1978, et jusqu’à la guerre de 2006. Il a été en mesure de libérer son territoire. Les menaces israéliennes sont toujours d’actualité, les Libanais ont le droit de les combattre et de les contrecarrer avec les moyens dont ils disposent. »

Parallèlement, Aoun s’est distancé du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah et de tous les conflits régionaux.

« Le Liban ne peut pas tolérer que l’on insinue que le gouvernement libanais est associé aux actes terroristes. La position du Liban, déclarée par ses représentants à la Ligue arabe hier a exprimé une volonté nationale », a-t-il dit selon le site libanais Naharnet.

« Le Liban n’est pas responsable des conflits arabes et régionaux que traversent certains pays arabes. Le Liban n’a agressé personne et ne devrait pas payer le prix de ces conflits. »

Le ministre des Affaires étrangères arabe a fustigé le Hezbollah à la Ligue arabe dimanche, indiquant qu’il tenait le groupe pour « responsable du soutien au terrorisme et aux organisations terroristes dans les pays arabes avec ses armes modernes et ses missiles balistiques ».

La déclaration exigeait que le Hezbollah n’intervienne plus dans les conflits régionaux et ne diffuse plus de valeurs extrémistes et sectaires.

Le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit assiste à la réunion des ministres des Affaires étrangères arabes au Caire pour discuter de l’agitation à Jérusalem le 27 juillet 2017. (Crédit : AFP / KHALED DESOUKI)

Le chef de la Ligue arabe, en déplacement à Beyrouth, a appelé lundi à « préserver » le Liban des conflits régionaux, au moment où le pays traverse une grave crise politique déclenchée par la démission surprise du Premier ministre Saad Hariri.

« Les pays arabes comprennent la situation au Liban, et veulent le préserver (…) de toute dissension », a déclaré lundi le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit à son arrivée à Beyrouth, rapporte l’agence de presse officielle libanaise ANI.

« Personne ne peut vouloir, ou accepter, que l’on nuise au Liban », a-t-il affirmé en conférence de presse après avoir rencontré le président libanais Michel Aoun, soulignant la « spécificité » du pays, aux équilibres confessionnels fragiles.

L’AFP a contribué à cet article.