La justice belge a lancé dimanche un appel à témoins pour retrouver l’auteur de l’attaque contre le Musée juif de Bruxelles, qui a fait trois morts –deux touristes israéliens et une Française–, et fait resurgir le spectre de l’antisémitisme.

L’attaque a été menée par un homme « probablement seul » et « bien préparé », a annoncé dimanche une porte-parole du parquet, qui a lancé « un appel à la collaboration de la population pour l’arrêter ».

L’attaque n’ayant pas été revendiquée et aucun suspect, identifié, la police va diffuser dimanche en début d’après-midi un appel à témoins avec des photos prises par des caméras de surveillance.

La justice belge a indiqué dimanche que « toutes les pistes » restaient « ouvertes » et qu’elle ne pouvait « confirmer » qu’il s’agissait d’un « acte terroriste ou antisémite ».

Dimanche, quelques bouquets de fleurs et des bougies avaient été déposés devant le musée. Un fourgon de police stationnait dans la rue.

Colette Gradom, 66 ans, très émue, devant le lieu de la tragédie, déclare à l’AFP que si la piste antisémite se confirmait, « la montée de l’antisémitisme, qu’il vienne d’extrême droite ou des extrémistes musulmans »…serait « terriblement dangereuse ».