Le Quartet international pour le Proche-Orient a appelé mercredi à entamer le plus tôt possible la reconstruction de la bande de Gaza, dévastée par la guerre, pour éviter une reprise des hostilités.

En raison de la situation précaire à Gaza et dans le sud d’Israël, et du risque d’une nouvelle explosion de violence à tout moment, il est urgent d’oeuvrer pour la reconstruction sur le court terme et le long terme, a déclaré l’émissaire du Quartette Tony Blair, moins d’un mois avant une conférence internationale de donateurs prévue le 12 octobre au Caire.

Dans des propos publiés par son bureau, l’émissaire du Quartet (ONU, Union européenne, Etats-Unis, Russie) pour le Proche-Orient a souligné que l’aide à l’enclave palestinienne devrait aller au-delà des réparations des dommages causés par l’offensive israélienne.

« Il ne s’agit pas de recoller les morceaux à Gaza », écrit-il dans un rapport qu’il doit présenter à New York lundi au cours d’une session du Comité Ad Hoc de Liaison (AHLC), qui coordonne le soutien aux Palestiniens des donateurs internationaux.

« Il s’agit d’opérer un changement substantiel, durable, d’unir Gaza et la Cisjordanie et de rouvrir Gaza au monde », souligne l’ancien Premier ministre britannique.

Le rapport de M. Blair appelle l’Autorité palestinienne du président de l’AP Mahmoud Abbas, basée en Cisjordanie, à prendre les devants dans la reconstruction de Gaza, avec le soutien « complet » de la communauté internationale.

Il a salué l’annonce mardi par un responsable de l’ONU d’un accord entre Israéliens et Palestiniens sur un « mécanisme provisoire » pour accélérer sous la surveillance de l’ONU la reconstruction de Gaza tout en s’assurant que les matériaux de construction restent à usage civil.

Le coût des travaux de reconstruction des logements et de l’infrastructure détruits par cette guerre s’élève à 6 milliards d’euros, selon des estimations du Conseil économique palestinien pour le développement et la reconstruction, basé à Ramallah.