La Syrie s’est plainte samedi par courrier aux Nations unies. Elle y dénonçait les frappes israéliennes de la journée contre des cibles de l’armée syrienne, et accusait l’Etat juif de comploter avec des « groupes terroristes locaux », a annoncé le site d’information Ynet.

Dans la matinée, l’armée israélienne a frappé trois cibles d’artilleries sur le plateau du Golan, en réponse à la chute de cinq projectiles quelques heures plus tôt sur des terrains ouverts d’Israël à la suite de tirs perdus venant des combats en Syrie.

« La récente attaque israélienne à la lisière de Qouneitra est un nouveau chapitre de la conspiration entre l’occupation israélienne et les groupes terroristes armés, et une autre tentative de soutenir ces organisations », a déclaré le ministère des Affaires étrangères de Syrie dans des messages envoyés au Secrétariat général des Nations unies et au Conseil de Sécurité de l’institution.

Damas a mis en garde contre les « sévères conséquences de ces actions agressives répétées, qui ne peuvent être vues autrement que comme un soutien au terrorisme et aux groupes terroristes criminels. »

Il a de plus exprimé sa « plus grande stupéfaction devant l’incapacité du Conseil de sécurité de faire cesser ces attaques israéliennes et de les condamner. »

Soldats de l'ONU en patrouille près de la frontière syrienne, sur le plateau du Golan, après les tirs de cinq projectiles en Israël, le 21 octobre 2017. (Crédit : Basel Awidat/Flash90)

Soldats de l’ONU en patrouille près de la frontière syrienne, sur le plateau du Golan, après les tirs de cinq projectiles en Israël, le 21 octobre 2017. (Crédit : Basel Awidat/Flash90)

L’armée israélienne a promis d’intensifier ses réponses à de futurs tirs. « Même si ce n’est qu’un tir perdu, c’est un incident exceptionnel et la poursuite de tels évènements entraînera une réponse israélienne plus vive », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

« Tsahal ne tolérera aucune tentative de nuire à la souveraineté de l’Etat d’Israël et à la sécurité de ses résidents, et considère que le régime syrien est responsable de ce qu’il se passe sur son territoire », a ajouté l’armée.

En conséquences des tirs de projectiles, les sirènes d’alarme à la roquette ont été entendues dans plusieurs communes samedi matin. L’armée a riposté et a frappé trois lance-roquettes syriens.

Il n’y aurait aucun blessé ni dégât matériel.

Après la frappe de l’armée israélienne, la Syrie a affirmé qu’Israël s’était arrangé pour que des rebelles tirent de l’autre côté de la frontière afin de justifier la riposte israélienne. L’armée syrienne a déclaré dans un communiqué que l’attaque était une preuve de la « coopération [d’Israël] avec les organisations terroristes de la région. »