Le président Reuven Rivlin a ouvert la cérémonie nationale du Jour du Souvenir au Mur Occidental, à Jérusalem, avec un appel aux Israéliens à défendre l’identité du pays et pas seulement pour sa survie.

S’exprimant quelques moments après que la sirène traditionnelle de quelques minutes a arrêté le pays, le président a incité les Israéliens à considérer le sens du sacrifice de 23 320 soldats tombés pour la nation, appelant tous les Israéliens à honorer leur mémoire en luttant pour « l’essence et l’idée pour lesquels l’Etat d’Israël a été établi ».

« La mort de ceux qui ont été tués en défendant notre foyer nous force à approfondir notre engagement pour construire un foyer plus juste, plus compatissant, un foyer où pas seulement ceux qui sont tombés, mais tous ceux qui y habitant, sont égaux », a déclaré Rivlin.

Le président a parlé après l’intervention du Premier ministre Benjamin Netanyahu au mémorial Yad Labanim – pour les soldats tombés à Jérusalem – durant laquelle il a déclaré que le peuple juif n’avait pas de futur sans l’Etat d’Israël.

Le président a réfléchi sur le douleur de la perte qui unit les Israéliens à travers le pays et qu’il a rencontré en rendant visite aux familles des 67 soldats de l’armée qui ont été tués pendant la guerre de cet été à Gaza.

« La géographie de la douleur, comme je l’ai appris, agrandit la longueur et la largeur du pays, et pourtant, cela ne l’a pas divisé. La mort a frappé à la porte de nombreuses familles, peu importe leurs croyances religieuses. Aucun camp n’a été épargné par la mort », a-t-il déclaré.

Tandis que les Israéliens doivent travailler pour empêcher de futures guerres, Rivlin a déclaré qu’il fallait voir la réalité actuelle et se préparer pour le prochain conflit.

« Nous sommes obligés de continuer à vivre, pour l’amour de nos êtres chers disparus, pour nos enfants qui vivent encore. Ils ont essayé de nous éradiquer de la surface de la terre, et nous avons survécu », a-t-il déclaré.

« Les familles endeuillées sont mêlées par un destin partagé. Un destin qui leur a été imposé. La société israélienne, toutes tendances confondues, est liée, pas seulement en terme de destin partagé, mais en terme de but et sens », a continué Rivlin.

Les morts, a déclaré Rivlin, « ont donné leurs vies pas pour que nous puissions simplement survivre, mais pour que nous vivions… c’est notre dette vis-à-vis de leur courage et de leurs vies disparues. »