Après l’accident mortel, la flotte d’Apache de l’armée israélienne va reprendre du service
Rechercher

Après l’accident mortel, la flotte d’Apache de l’armée israélienne va reprendre du service

L’armée indique que l’accident d’hélicoptère a été causé par un rare dysfonctionnement du système de direction

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Uun hélicoptère Boeing AH-64 Apache de l'armée de l'air israélienne, le 8 juin 2012. Illustration. (Crédit : Ofer Zidon/Flash90)
Uun hélicoptère Boeing AH-64 Apache de l'armée de l'air israélienne, le 8 juin 2012. Illustration. (Crédit : Ofer Zidon/Flash90)

La flotte d’Apache, des hélicoptères d’attaque, de l’armée israélienne reprendra son service la semaine prochaine, après avoir été clouée au sol après un accident mortel cet été, dans lequel un pilote a été tué et un deuxième grièvement blessé, a annoncé l’armée lundi.

Le processus de retour de la flotte à ses capacités opérationnelles totales prendra plusieurs semaines, car les systèmes et les protocoles de maintenance des hélicoptères vont être revus, a expliqué le colonel Yoav, responsable de la maintenance de l’armée de l’air israélienne. (Pour des raisons de sécurité, son nom de famille ne peut être publié.)

L’annonce a eu lieu après la publication d’un nouveau rapport d’enquête intermédiaire sur la cause de l’accident du 7 août, qui a tué le major (de réserve) David ‘Dudi’ Zohar, et grièvement blessé son copilote, lieutenant en service actif.

Le rapport final doit être prochainement terminé, mais jusqu’à présent, l’armée a pu confirmer que l’accident avait été causé par un problème de direction.

Le major David 'Dudi' Zohar, 43 ans, de Haïfa, tué dans un accident d'hélicoptère sur une base du sud d'Israël, le 7 août 2017. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)
Le major David ‘Dudi’ Zohar, 43 ans, de Haïfa, tué dans un accident d’hélicoptère sur une base du sud d’Israël, le 7 août 2017. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

Le colonel Yoav a précisé que le contrôleur du moteur arrière s’était délogé pendant le vol, après une longue période où il était peu stable.

Ce dysfonctionnement était inédit, et ne s’est jamais produit ailleurs dans le monde auparavant, a-t-il dit.

Un cas légèrement similaire a eu lieu en 2007 sur un hélicoptère américain en Afghanistan. Il s’est cependant produit dans des circonstances très différentes, et il s’agissait d’une autre version de l’Apache, a précisé l’officier.

Selon le colonel Yoav, même si l’enquête est toujours en cours, l’armée sait que les pilotes « font face à une situation très difficile. »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...