Après avoir présenté mardi soir à Tel Aviv un concert pour ses fans israéliens, Boy George a contesté mercredi les critiques en ligne des activistes en faveur du boycott israélien, rejetant les comparaisons entre l’Etat juif et l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid.

« Alors George, vous dites que vous auriez donné un concert en Afrique du Sud pendant l’apartheid ?? » a demandé un internaute de Twitter utilisant une photo de l’application Graham Booth à l’icône musicale des années 80.

« J’aurai pu mais cela ne s’est pas fait. J’aurais gagné beaucoup d’un tel concert. Israël est dans mon coeur. C’est une équation complètement différente », a répondu le chanteur de Culture Club.

« Je joue pour mes fans, pas pour les politiciens. Je n’ai jamais regardé aucune personnalité politique en me disant : ‘Ouais, vous parlez pour moi.’ Le flux d’énergie positive est la clé ! », a écrit le chanteur en réponse à un autre internaute qui parlait de sa performance en Israël.

Mardi, l’internaute de Twitter Magenta Purple a écrit au chanteur : « Je suis déçu que vous ayez joué en Israël. Je voudrais que vous vous impliquiez dans le mouvement @BDS [mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions]. »

« Je suis déçu par votre tweet », a répondu Boy George. « Aussi par le fait que vous ne faites absolument rien pour aider une personne ou une cause ? Votre énergie est négative ! »

Le chanteur pop est arrivé en Israël mardi en provenance d’Australie, où il joue actuellement le rôle de juge dans l’émission de télé-réalité « The Voice Australia ».

Il y a 30 ans que le chanteur pop et son groupe ont joué en Israël. Le concert à Tel Aviv faisait partie d’une tournée de retrouvailles des membres du groupe original Roy Hay, Mikey Craig et Jon Moss.

George est représenté par Paul Kemsley de Nixxi Entertainment, qui travaille avec son épouse, Dorit Kemsley, dans une entreprise familiale. Il se pourrait que son concert de Tel Aviv ait été influencé par Dorit, qui joue actuellement dans « Real Housewives of Beverley Hills ». Élevée dans le Connecticut, elle a un père israélien.​