Le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Muhammad Asif, a publié sur Twitter une menace nucléaire à peine voilée contre Israël, après avoir ressenti comme un affront une fausse information qui annonçait qu’Israël aurait mis en garde Islamabad contre une implication en Syrie.

« Le ministre de la Défense d’Israël menace de représailles nucléaires en raison du rôle pakistanais présumé en Syrie contre Daesh [acronyme arabe du groupe terroriste Etat islamique]. Israël oublie que le Pakistan est lui aussi un état nucléaire », a écrit vendredi le ministre pakistanais.

La radio publique israélienne a annoncé samedi qu’Asif répondait à un faux article publié sur le site internet AWDnews.com, qui avait annoncé à tort qu’Israël répondait à une promesse pakistanaise d’envoyer des troupes en Syrie en menaçant d’une attaque nucléaire.

L’article sans fondement attribue même par erreur la menace au ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon, qui a quitté le ministère en mai et a été remplacé par Avigdor Liberman.

Israël n’a jamais confirmé ou infirmé publiquement l’existence de son arsenal nucléaire, ni menacé de l’utiliser.

Il serait plus qu’improbable que l’Etat juif menace effrontément le Pakistan en annonçant que « nous les détruirons avec une attaque nucléaire », comme l’aurait dit Yaalon selon l’article.

Khawaja Muhammad Asif, ministre pakistanais de la Défense. (Crédit: autorisation/Assemblée nationale du Pakistan)

Khawaja Muhammad Asif, ministre pakistanais de la Défense. (Crédit: autorisation/Assemblée nationale du Pakistan)

Une déclaration si ostentatoire de Yaalon aurait fait les gros titres dans le monde entier.

Le tweet d’Asif a été très critiqué sur Twitter, beaucoup l’appelant à agir de manière plus responsable.

« Oh Khawaja Saab, c’est une fausse information d’un faux média. Agissez comme un ministre de la Défense », a écrit un commentateur.

Ce n’est pas la première fois qu’Asif se vante de l’arsenal nucléaire de son pays.

En septembre, il avait menacé d’utiliser des armes nucléaires tactiques contre son ennemi juré, l’Inde.