Neuf universitaires, dont sept étrangers, ont été arrêtés et sont interrogés en Arabie saoudite pour liens avec les Frères musulmans, déclarés « organisation terroriste » par les autorités de Ryad, a rapporté lundi la presse locale.

Les enquêteurs détiennent des documents sonores et des courriers électroniques prouvant les liens de ces universitaires -deux Saoudiens et sept autres resssortissants arabes-, avec des « organisations étrangères », écrit le quotidien Okaz, en référence aux Frères musulmans.

L’enquête devrait prendre fin à la mi-juin et si ces personnes sont inculpées d’appartenance aux Frères musulmans, elles risqueraient des peines de 10 à 15 ans de prison, assorties d’expulsions pour les non-Saoudiens, ajoute le journal, sans préciser la nationalité des sept Arabes.

Cette décision avait été prise après le ferme soutien exprimé par l’Arabie saoudite aux militaires qui ont renversé en Egypte l’ex-président Mohamed Morsi issu de la confrérie des Frères musulmans.

Pourtant l’Arabie saoudite avait donné refuge à de nombreux Frères musulmans lorsqu’ils ont subi la répression du régime de l’ancien président égyptien Gamal Abdel Nasser dans les années 1960.

Traditionnellement, les Frères musulmans étaient actifs dans les milieux universitaires et éducatifs en Arabie saoudite.

Dimanche, le ministre saoudien de l’Education, le prince Khaled al-Fayçal a affirmé que les Frères musulmans avaient été derrière la « propagation dans le milieu éducatif de la pensée extrémiste ».

« Nous leur avons laissé nos enfants et ils les ont pris en otage », a-t-il ajouté, selon la presse.