Arabie saoudite : les Palestiniens ont le droit de faire de Jérusalem-Est leur capitale
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Arabie saoudite : les Palestiniens ont le droit de faire de Jérusalem-Est leur capitale

Le souverain saoudien a "répété la condamnation du royaume après la décision américaine sur Jérusalem qui va à l'encontre des droits historiques du peuple palestinien"

Le roi Salmane d'Arabie saoudite (Crédit : Capture d’écran New York Times)
Le roi Salmane d'Arabie saoudite (Crédit : Capture d’écran New York Times)

Le roi Salmane d’Arabie saoudite a déclaré mercredi que les Palestiniens avaient le droit de faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent, à l’ouverture de la session annuelle du Majlis al-Choura, l’assemblée consultative saoudienne.

« Le royaume ne cesse d’appeler à des solutions politiques aux crises et aux problèmes de la région et, en premier lieu, à la question palestinienne » avec « le droit des Palestiniens de recouvrer leurs droits légitimes, dont le droit de proclamer un Etat indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale », a dit le souverain saoudien.

Le roi Salmane, bientôt 82 ans, a fait ces déclarations alors que se tenait à Istanbul un sommet extraordinaire de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), dominé par la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

A Ryad, le souverain saoudien a « répété la condamnation du royaume et ses profonds regrets après la décision américaine sur Jérusalem qui est profondément partiale et va à l’encontre des droits historiques du peuple palestinien sur Jérusalem ».

Drapeau de l’Organisation de la coopération islamique (Crédit : domaine public Wikimedia commons)

Ces droits ont été « garantis par des décisions internationales et ont reçu l’appui et le soutien de la communauté internationale », a-t-il rappelé.

L’Arabie saoudite du roi Salmane et les Etats-Unis de Donald Trump sont de très proches alliés et l’avenir de Jérusalem apparaît comme le premier grand sujet de divergence publique entre les deux pays.

Evoquant d’autres questions, le roi Salmane a souligné que son pays avait « continué à jouer un rôle de pionnier dans la lutte contre le terrorisme et l’assèchement de ses sources de financement ».

Dans une allusion à l’Iran chiite, grand rival de l’Arabie saoudite sunnite au Moyen-Orient, il a dit que « le royaume travaille avec ses partenaires pour faire face aux phénomènes qui consistent à s’ingérer dans les affaires intérieures d’autrui, à attiser les tensions confessionnelles et à déstabiliser la région ».

Ryad continue à défendre « les valeurs de la tolérance et de la coexistence » et cherche à « atténuer les souffrances des peuples », a poursuivi le roi Salmane dont le pays est engagé militairement depuis 2015 au Yémen voisin.

Sur le plan intérieur, le souverain saoudien a déclaré soutenir la campagne contre la corruption, le programme Vision 2030 de restructuration de l’économie et la démarche d’un royaume modéré et tolérant, défendu par son fils, le jeune prince héritier Mohammed ben Salmane.

« Notre message à tous est qu’il n’y a pas de place pour les extrémistes parmi nous. »

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