La police israélienne a arrêté 13 membres et sympathisants de l’organisation raciste anti-arabe Lehava, a-t-elle annoncé dimanche.

Depuis samedi soir, « huit membres de l’organisation Lehava suspectés d’incitation à la violence et au terrorisme pour des motifs racistes ont été arrêtés pour être interrogés », a indiqué la police dans un communiqué.

Elle a par ailleurs arrêté cinq personnes connues pour avoir participé à des manifestations de Lehava. Ces « cinq personnes dont quatre mineurs ont été arrêtées à Jérusalem avec des couteaux, un tournevis et de la drogue », précise le communiqué.

Le nom de Lehava a récemment été lié à l’incendie fin novembre de la seule école bilingue arabe-hébreu de Jérusalem. Trois jeunes arrêtés et soupçonnés d’avoir allumé cet incendie sont membres de cette organisation extrémiste, selon le Shin Bet, le service de sécurité intérieure.

Les suspects ont été inculpés après avoir avoué leur participation à cet incendie dans la Ville sainte, où les tensions entre Palestiniens et Israéliens ont récemment atteint un niveau rarement égalé.

Lehava, qui dit lutter contre ce qu’elle appelle la perte de l’identité juive en particulier à travers le mariage entres juifs et Arabes, s’inspire de l’idéologie de Meir Kahana, fondateur du mouvement raciste anti-arabe Kach, assassiné en 1990.

Le chef de l’organisation, Benzi Gopstein, qui avait été arrêté la semaine dernière à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, a été libéré et assigné à résidence avec deux autres membres de Lehava. Sept autres militants arrêtés le 16 décembre ont également été libérés.

« Un acte d’accusation devrait être déposé contre eux dans les jours à venir », a précisé une porte-parole de la police à l’AFP.