Lundi matin, la police israélienne a arrêté 6 palestiniens, résidents de Jérusalem-Est, qu’elle suspecte d’incitation à la violence et au terrorisme sur les réseaux sociaux.

Ces dernières semaines, les suspects ont utilisé leurs comptes Facebook et Instagram pour inciter à la haine, encourager les actes de terrorisme et de violence. Ces publications onté été partagées et soutenues par des milliers d’utilisateurs, selon un porte-parole de la police.

La police a saisi les ordinateurs, les téléphones portables et autres appareils électronique appartenant aux suspects.

L’enquête et l’arrestation ont été mandatées par le bureau du Procureur général et par le Procureur de Jérusalem.

La police a affirmé qu’ils œuvrent pour mettre un terme à l’incitation, qui, selon eux, est encore plus dangereuse que le soutien aux attentats, à cause de l’ampleur de la portée du message, et du potentiel qu’il a à inspirer de futurs attaquants.

Après une année riche en attentats terroristes, depuis octobre 2015, les forces de sécurité israélienne patrouillent avec vigilance sur les réseaux sociaux, à l’affût de signes de radicalisation ou d’incitation à la haine. De nombreux attaquants ont, en effet, parlé de leurs intentions sur les réseaux avant de les perpétrer. D’autres ont affirmé avoir été influencés par les appels à la violence qu’ils ont vus sur les réseaux.

Les forces de sécurité israélienne ont saisi ces pistolets et ces balles à Hébron en Cisjordanie, le 4 décembre 2016 (Crédit : porte-parole de la police)

Les forces de sécurité israélienne ont saisi ces pistolets et ces balles à Hébron en Cisjordanie, le 4 décembre 2016 (Crédit : porte-parole de la police)

Deux Palestiniens ont également été arrêtés à Hébron dans la nuit de dimanche à lundi par l’armée israélienne et la police après qu’une perquisition à leur domicile ne mettent en évidence la présence d’armes, notamment un pistolet, un fusil de chasse, des munitions, des armures, et un ordinateurs contenant des messages « d’incitation », a expliqué l’armée.

Huit autres Palestiniens de Cisjordanie ont été arrêtés pour leur implication dans « du terrorisme populaire », souvent synonyme de lancers de pierres et de troubles à l’ordre public, contre des citoyens israéliens et des services de sécurité, a déclaré l’armée.

Trois des détenus sont originaires de Qabatiya, l’un d’eux vient de Beit Fajjar, près de Bethléhem, et les quatre autres viennent de la vallée de Jourdain. Ils ont été arrêtés grâce à une opération conjointe entre l’armée, la police des frontières, la police israélienne et les services de sécurité intérieure, le Shin Bet.