Arrestation d’officiers de l’armée soupçonnés d’avoir escroqué le ministère de la Défense
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Arrestation d’officiers de l’armée soupçonnés d’avoir escroqué le ministère de la Défense

Plus de 20 suspects ont été arrêtés après une longue enquête sous couverture portant sur une escroquerie de 100 M NIS. Des employés d'entreprises de télécommunications ont aussi été appréhendés

Le ministère de la Défense à Tel Aviv, le 29 août 2016 (Crédit :  Miriam Alster/Flash90)
Le ministère de la Défense à Tel Aviv, le 29 août 2016 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Lors d’une « opération de nettoyage » importante qui s’est déroulée mardi, la police a arrêté vingt personnes – dont des membres haut-gradés de l’armée israélienne, des responsables du ministère de la Défense et des employés de deux firmes technologiques – soupçonnées d’avoir volé plus de 100 millions de shekels au ministère de la Défense.

Les suspects seraient à la tête d’une fraude consistant à facturer au ministère de la Défense un travail de télécommunication militaire onéreux qui, selon les enquêteurs, n’a jamais été mené à bien, ou seulement partiellement.

Les deux entreprises dont les employés seraient liés à cette escroquerie sont Giltech et Uricom, toutes les deux spécialisées dans les réseaux de télécommunications.

Ces arrestations sont survenues à l’issue d’une longue enquête sous couverture menée par l’unité des crimes majeurs de la police israélienne.

Peu de détails ont été rendus publics mardi. Les identités et les rangs des personnalités arrêtées, ainsi que des informations spécifiques sur l’escroquerie présumée, n’ont pas été dévoilés.

Au mois d’octobre, la police a placé en détention plus de douze personnes, dont six soldats de carrière, qui étaient soupçonnés d’avoir pris part à une fraude liée à l’armée israélienne. Les civils soupçonnés dans ce dossier étaient les employés d’une entreprise fournissant des services sur les bases militaires. Ils auraient détourné des « sommes énormes » en facturant à l’armée un travail qui n’a jamais été totalement terminé, a dit la police.

Dans cette affaire, le personnel de l’armée israélienne — le lieutenant colonel, quatre majors et un officier non-commissionné haut gradé – ont été soupçonnés d’avoir fermé les yeux en échange de pots-de-vin.

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