La police a arrêté samedi un homme qui avait attaqué un garde de l’hôpital Soroka de Beer Sheva, dans le sud d’Israël, ont annoncé les autorités. Récemment, plusieurs attaques ont eu lieu contre des employés d’hôpitaux israéliens.

Les médias ont indiqué que l’homme était un membre de la famille d’une femme qui venait d’accoucher. Il a été interrogé par la police, qui avait été appelée sur place.

Il n’a pas été précisé si le garde avait été blessé, ni la raison de l’attaque.

« Nous condamnons vivement toute forme de violence contre le personnel hospitalier, et nous travaillons avec détermination pour combattre ce phénomène », a déclaré Soroka dans un communiqué.

D’autre part, dimanche, quatre hommes et une femme ont été mis en examen, dix jours après que ces hommes ont été filmés en train d’agresser les gardes de l’hôpital Ichilov de Tel Aviv, où la femme, leur amie, était soignée.

Un groupe d'hommes agresse des gardes de sécurité du service des urgences de l'hôpital Ichilov de Tel Aviv, le 27 septembre 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube/Times of Israël)

Un groupe d’hommes agresse des gardes de sécurité du service des urgences de l’hôpital Ichilov de Tel Aviv, le 27 septembre 2017. (Crédit : capture d’écran YouTube/Times of Israël)

L’accusation a demandé que les quatre hommes soient maintenus en détention jusqu’à la fin des procédures judiciaires, affirmant que « la violence contre les équipes médicales s’est transformée en fléau s’abattant sur tout le pays d’une manière qui appelle la guerre et la dénonciation. »

A la cour du district de Tel Aviv, Ruslan Misayev, 28 ans, Mor Biton, 21ans, Hanan Alfasi, 49 ans et Avraham Yosephov, 28 ans, ont été accusés de conspiration en vue de commettre un crime entraînant des blessures sérieuses, et d’agression en bande organisée entraînant des blessures. La femme, Elia Kadosh, 19 ans, a été accusée de comportement menaçant et d’agression contre un policier.

Un sixième suspect, Dudu Amoyal, le compagnon de Kadosh, a fui le pays.

L’acte d’accusation présenté par le parquet décrit comment Kadosh est arrivée aux urgences d’Ichilov le 28 septembre, accompagnée par Misayev, un ami d’Amoyal.

A un moment, Kadosh a commencé à crier et à insulter l’équipe médicale, estimant qu’elle n’était pas soignée correctement.

L’un des gardes de sécurité a remarqué qu’elle tentait de saisir le téléphone de l’infirmière cadre et a essayé de l’éloigner du comptoir, selon l’acte d’accusation.

Kadosh se serait alors tourné vers Misayev et aurait dit quelque chose comme « espèce de tapette, pourquoi tu ne te bats pas ? Si mon mari était ici, il les déchirerai. »

Elle aurait menacé l’équipe médicale et les gardes et dit « attendez de voir ce qui va vous arriver quand mon mari sera là. »

Misayev est ensuite parti et a contacté Biton, Alfasi et Yosephov.

Les quatre hommes sont retournés à l’hôpital accompagnés d’Amoyal, qui a repéré l’un des gardes à l’entrée et lui a crié « je suis ton diable, attends juste un peu, pas devant les caméras, je t’attraperai dehors. »

Ils se sont ensuite rendus dans le service des urgences et ont attaqué quatre gardes, frappant la tête de l’un d’eux au sol. Il a dû être transporté au service de traumatologie.

Les agresseurs ont ensuite fui vers leurs voitures, poursuivis par trois gardes. Quand l’un des gardes a tenté d’empêcher Yosephov d’entrer dans sa voiture, Amoyal et les quatre autres hommes l’ont plaqué contre un mur et l’ont attaqué « sans pitié », le frappant au visage, sur la tête et sur tout le corps, selon l’acte d’accusation.

L’un des gardes a eu besoin de points de suture sur la tête et a eu une dent cassée et une autre abîmée. Un autre souffrait de coupures à la tête et à la lèvre supérieure, et un troisième de bleus et d’ecchymoses sur la tête, le nez et l’épaule.

Après l’arrivée de la police, Kadosh aurait tenté de s’enfuir du service et quand il lui a été dit de s’asseoir, elle a frappé deux fois une policière au visage et lui a craché dessus.

Plaquée au sol, elle aurait griffé le visage de la policière, lui aurait craché dessus et a tenté de la mordre, tout en l’insultant.

Une fois menottée, elle aurait tenté de continuer à cracher et à utiliser ses jambes pour donner des coups, jusqu’à ce que la police lui attache également les chevilles.