Si les Israéliens sont gravement préoccupés par la menace d’un Iran potentiellement nucléaire, ils n’ont évidemment pas perdu leur sens de l’humour.

Une nouvelle publicité pour la technologie « maison intelligente » de la compagnie nationale téléphonique Bezeq met en vedette l’un des artistes les plus populaires du pays, Gidi Gov, dans le rôle d’un vendeur asthmatique volant à l’aéroport de Téhéran et passant nerveusement le contrôle des passeports.

Il attrape un taxi, s’arrête pour une collation, puis arrive à un centre de contrôle nucléaire iranien, aux dernières secondes d’un compte à rebours pour le lancement d’un engin nucléaire par les ayatollahs.

La main d’un général est prête à appuyer sur le bouton rouge lorsque Gov fait irruption dans la pièce à travers ce qui ressemble à une grille de climatisation.

« Arrêtez la bombe ! Ce n’est pas le moment de faire sauter le monde », plaide-t-il devant la totalité du leadership militaire et religieux de l’Iran.

« Pas maintenant, quand Bezeq offre son service de ‘maison intelligente’, » élabore le vendeur Gov plutôt maladroitement.

Le nouveau service, explique-t-il ensuite, permet aux abonnés de contrôler les lumières, la chaleur et les différents appareils de la maison, même en l’absence des résidents.

Les Iraniens ne sont pas particulièrement impressionnés ; et Gov se retrouve lui-même la cible de nombreux hommes en uniforme brandissant des mitrailleuses.

« OK, Plan B, » improvise-t-il. « Deux Perses entrent dans un restaurant… »

La publicité a été diffusée vendredi soir pendant le journal télévisé de la Deuxième chaîne ; ironiquement, quelques minutes après un rapport sur des manifestations de millions d’Iraniens à travers le pays, scandant « Mort à l’Amérique » et  » Mort à Israël », brandissant des pancartes anti-Israël et anti-Etats-Unis, et brûlant des drapeaux israéliens et américains.

Elle a été diffusée de nouveau plus tard dans le même journal, quelques minutes après l’annonce de l’analyste du Moyen-Orient selon laquelle l’accord nucléaire négocié par les puissances mondiales sous commandement américain et l’Iran à Vienne est pratiquement signé, « et qu’il est encore pire » que prévu.

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