Le protocole Hannibal, lancé à la fin de la guerre de l’été dernier avec la bande de Gaza, a coûté la vie d’un soldat de Tsahal, a affirmé le professeur Asa Kasher.

Prenant la parole lors de la Conférence Tzohar Rabbis sur la société et l’État, Kasher a indiqué que la mise en place du protocole a entrainé la mort d’un soldat à cause de l’incompréhension des troupes.

« J’ai des arguments solides [pour affirmer ce que je dis]. Je ne veux pas dire où et quand, mais c’est arrivé. »

Kasher a souligné que le Protocole Hannibal, lancé quand un soldat est porté disparu et présumé enlevé, est une procédure top secrète et que 99 % de ceux qui parlent et écrivent à ce sujet ne savent pas ce qu’il implique.

« Nous ne révèlerons pas à l’ennemi ce que le protocole prévoit. Mais je dirais qu’il y a une interdiction absolue de tuer un soldat qui a été enlevé contrairement à ce que dit l’adage : ‘mieux vaut un soldat mort qu’un soldat enlevé’. »

« Ceci est manifestement faux. [Les soldats] peuvent peut-être tirer en direction des terroristes, mais il ne tirent jamais pour tuer les terroristes et le soldat », a ajouté Kasher.

Kasher, un professeur de philosophie, est l’auteur du code de l’éthique de Tsahal.