Le maire d’Ashkelon Itamar Shimoni pourrait se rétracter de sa décision de licencier les travailleurs arabes qui construisent des abris-bombes dans les écoles locales. A la place, ce sont les élèves qui se déplaceraient, selon un rapport dimanche matin.

Shimoni a fait l’objet de critiques la semaine dernière après avoir annoncé qu’il ne permettrait pas aux ouvriers arabes qui installent de nouveaux abris-bombes dans les écoles maternelles de la ville de continuer à travailler, en raison de craintes provoquées par l’attaque terroriste à Jérusalem la semaine dernière.

Selon Ynet, Shimoni envisagerait de permettre aux travailleurs de continuer à travailler et déplacerait les enfants dans des centres communautaires pendant la semaine nécessaire pour achever les travaux de construction.

Shimoni, qui a également ordonné à ce que les jardins d’enfants à proximité des sites de construction employant des travailleurs arabes soient dotés de gardes armés, a déclaré qu’il n’a fait que réagir aux préoccupations des résidents, suite à l’attentat terroriste dans une synagogue de Jérusalem mardi dernier qui a fait cinq morts.

« Ma décision était disproportionnée », a déclaré Shimoni selon Ynet. « J’ai en premier lieu écouté les parents, et en aucun cas je n’ai donné l’ordre d’expulser les Arabes d’Ashkelon. »

Le Commandement de la défense passive a annoncé qu’il restait une semaine de travail dans les écoles pour finir la construction des abris, selon Ynet.

Shimoni a été fustigé par des dirigeants israéliens à travers le spectre politique après ses déclarations sur le renvoi d’ouvriers arabes.