Le président syrien Bashar el-Assad, très probablement candidat à l’élection présidentielle prévue cet été, « restera peut être le dernier survivant de sa politique de crime massif », a déclaré mardi le porte-parole du Quai d’Orsay, déplorant « une impasse tragique » pour la Syrie.

Alors que le dépôt des candidatures pour la présidentielle syrienne commencera le 20 avril et que le président syrien sera selon toute probabilité candidat, le porte-parole Romain Nadal a de nouveau dénoncé cette élection comme « une farce tragique ».

« La logique dans laquelle s’est enfermée Bashar el-Assad depuis trois ans, massacrer son propre peuple pour se maintenir au pouvoir, donne le résultat que nous connaissons aujourd’hui: 150 000 morts. C’est une impasse tragique, c’est une impasse pour le peuple syrien », a-t-il déclaré.

« Le seul objectif de Bashar el-Assad, c’est l’anéantissement de son propre peuple. Peut être qu’il restera le dernier survivant de sa politique de crime massif, mais c’est une impasse totale pour la Syrie », a-t-il insisté.

« Il n’y a pas d’autre plan qu’une transition politique qui sera la seule à même de mettre un terme au bain de sang dans ce pays », a ajouté M. Nadal, assurant que la Syrie restait « une priorité de l’action de la France ».

« Depuis trois ans malheureusement, les efforts diplomatiques n’ont pas produit leurs effets, mais nous continuons à travailler à une transition politique. C’est difficile, mais nous soutenons la coalition de l’opposition, nous soutenons les Etats de la région qui font face à un afflux massif de réfugiés, nous apportons une aide humanitaire », a-t-il dit.

« Le seul plan de la communauté internationale c’est la transition politique, il n’y a pas d’autre voie », a-t-il répété.

Les négociations de paix de Genève menées en janvier et février entre des représentants du régime et de l’opposition se sont achevées sans aucun résultat.

Sur le terrain, les forces loyalistes marquent des points face à la rébellion, notamment dans la région du Qalamoun, située au nord de Damas et à la lisière du Liban.

Lundi, le président syrien a réaffirmé dans un message adressé à son homologue russe et allié Vladimir Poutine qu’il ne quitterait pas le pouvoir.