La famille d’Abdelrahmane Shalodi, un Palestinien ayant tué deux personnes dans une attaque mercredi à Jérusalem, a finalement accepté dimanche soir les conditions imposées par Israël pour son enterrement, ont indiqué un responsable associatif palestinien et la police israélienne.

Jawad Siyam, qui dirige le centre d’information de Wadi Hilweh, une association locale, a indiqué à l’AFP que « la famille Shaludi a fini par accepter les conditions posées par les Israéliens car ils menaçaient d’enterrer eux-mêmes Abdelrahmane Shaludi ».

En outre, a ajouté le responsable associatif, « les Israéliens ont accepté que 70 personnes assistent à l’enterrement, et non 20 comme prévu auparavant ».

La police israélienne avait indiqué dimanche soir qu’elle ne rendrait pas à sa famille le corps d’Abdelrahmane Shaludi, un Palestinien qui a délibérément lancé sa voiture contre un arrêt du tramway à Jérusalem mercredi, où des passagers attendaient, tuant deux personnes.

Ce Palestinien de 21 ans avait été abattu mercredi par la police.

La justice israélienne avait décidé que sa dépouille serait rendue dimanche soir à la porte du cimetière pour un enterrement à 23h, en présence d’une liste réduite de participants soumise auparavant à la police.

La famille avait refusé ces conditions et la police avait alors indiqué qu’elle « examinera ce qu’elle fera du corps dans les prochains jours ».

« La police de Jérusalem a pris contact avec la famille du terroriste, notamment via leur avocat, pour organiser la remise du corps conformément à la décision de justice », indique un communiqué de la police, avant d’ajouter: « l’avocat de la famille a transmis le refus de la famille de recevoir le corps pour organiser les obsèques ».

« Le refus de la famille n’empêche pas de faire sortir le corps de l’institut de médecine légale et la police examinera dans les prochaines heures ce qu’elle en fera », poursuit le communiqué.

Le père d’Abdelrahmane Shaludi avait affirmé à l’AFP vouloir mener l’enterrement selon le rituel musulman, insistant sur le fait qu’il voulait pouvoir « pratiquer les ablutions sur le corps, l’envelopper dans un linceul blanc et mener la prière du défunt dans la mosquée Al-Aqsa », le troisième lieu saint de l’islam, situé sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem.