Les recherches pour retrouver le meurtrier de Baruch Mizrahi, tué lundi soir dans sa voiture, près de Hébron en Cisjordanie, se poursuivaient mercredi.

Les efforts se concentrent sur le village palestinien d’Idhna d’où serai(en)t originaire(s) le(s) tireur(s). Plusieurs habitants du village ont été interrogés, mais aucun suspect n’a encore été arrêté.

Malgré l’absence de résultats, l’armée a allégé la fermeture d’Idhna.

Dans le même temps, les troupes ont renforcé la sécurité dans la région, alors que des milliers de Juifs sont attendus au Tombeau des Patriarches à Hébron, à l’occasion de Pessah.

Mardi soir, le ministre de la Défense Moshe Yaalon a promis de retrouver les assaillants.

« Nous ne relâcherons pas nos efforts avant d’avoir mis la main sur qui que ce soit qui a planifié et mené cette attaque », a-t-il dit. « Nous ne tolérerons pas des attaques terroristes contre des citoyens israéliens et nous agirons avec une détermination intransigeante contre tous ceux qui souhaitent planifier ou mener des attaques. »

Les funérailles de Mizrahi auront lieu mercredi à 13h au cimetière du Mont Herzl à Jérusalem.

Sa femme, Hadas, a déclaré au site Internet Ynet que son mari avait aperçu le terroriste en conduisant et crié : « Ils nous tirent dessus, ils nous tirent dessus, il y a un terroriste. »

Quand son mari a été abattu, elle a pris le volant, s’est réfugiée hors de portée de tirs et a alerté les autorités.

« J’ai couvert mon sang avec un chiffon », a expliqué Hadas, qui a été touchée à deux reprises et dont une côte a été cassée. « J’ai vu que Baruch était mort. Quand les soldats sont arrivés, je leur ai dit ‘Faites-moi un bandage et emmenez les enfants dans le véhicule blindé pour qu’ils ne voient pas leur père mort.’ »

« Je serai forte pour les enfants, parce que c’est ce que Baruch aurait voulu », a-t-elle ajouté.

Hadas Mizrahi a également demandé au Premier ministre Benjamin Netanyahu de ne pas libérer des prisonniers en échange d’une prolongation des négociations de paix avec les Palestiniens.

« Les terroristes réalisent qu’ils peuvent nous tuer et être relâchés sans avoir reçu de punition adéquate », a-t-elle dit. « Ce n’est pas la solution. »

« Pour qu’il n’y ait plus d’autres familles comme nous, [nous] ne devons pas libérer plus de terroristes. »