Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a dénoncé mardi un acte d’une « brutalité insensée ». L’attaque menée contre une synagogue à Jérusalem par deux terroristes Palestiniens qui a coûté la vie à quatre Israéliens.

« Ce matin à Jérusalem, des Palestiniens ont attaqué des Juifs qui priaient dans une synagogue. Des gens venus prier dieu dans le sanctuaire d’une synagogue (…) ont été assassinés dans ce qui constitue un acte de pure terreur d’une brutalité insensée », a déclaré le chef de la diplomatie américaine, en visite à Londres.

Kerry a appelé les dirigeants palestiniens « à condamner » cette attaque, la plus meurtrière depuis des années dans la Ville sainte, « dans les termes les plus fermes » et à prendre « les mesures » idoines afin d’éviter qu’il puisse se reproduire.

Après cette déclaration américaine, le président de l’AP Mahmoud Abbas a condamné dans un communiqué « le meurtre de fidèles priant dans une synagogue » et le « meurtre de civils de quelque bord qu’ils soient ».

John Kerry avait téléphoné tôt mardi au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Il a ensuite appelé le président Abbas pour lui « exprimer (son) soutien après sa déclaration condamnant l’attaque et l’exhorter à faire tout ce qui est possible pour faire baisser la tension », a relaté un diplomate américain auprès de journalistes voyageant avec le secrétaire d’Etat.

De son côté, le Premier ministre britannique David Cameron s’est déclaré sur son compte Twitter « consterné par l’attaque atroce contre des fidèles d’une synagogue de Jérusalem ».

« Cette violence n’a pas lieu d’être, en particulier après les discussions que nous venons juste d’avoir à Amman », a également dit M. Kerry.

Le secrétaire d’Etat américain avait affirmé jeudi dans la capitale jordanienne que des « engagements fermes » avaient été pris pour faire baisser les tensions à Jérusalem-Est, après une réunion avec M. Netanyahu au sujet de l’Esplanade des Mosquées.

« Cette violence n’a pas lieu d’être, en particulier après les discussions que nous venons juste d’avoir à Amman », a dit Kerry.

Le secrétaire d’Etat américain avait affirmé jeudi à Amman que des « engagements fermes » avaient été pris pour faire baisser les tensions à Jérusalem-Est, après une réunion avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, au sujet du mont du Temple.