Une Jordanienne qui avait participé en 2001 à un attentat suicide contre une pizzeria à Jérusalem, faisant 15 mort dont plusieurs Américains, a été placée sur la liste des « terroristes les plus recherchés » du FBI, a annoncé mardi la justice américaine.

Le ministère de la Justice a également dévoilé dans le même communiqué un chef d’accusation de « conspiration pour utiliser une arme de destruction massive contre des Américains en dehors des Etats-Unis » à l’encontre d’Ahlam Aref Ahmad Al-Tamimi.

Elle risque la peine de mort ou la prison à perpétuité si elle venait à être jugée aux Etats-Unis, mais la Jordanie refuse d’extrader ses ressortissants.

La trentenaire avait été emprisonnée en Israël pendant huit années, avant d’être relâchée à la faveur d’un échange de prisonniers avec le Hamas en 2011, appelé Accord Shalit, et dans lequel 1 027 prisonniers-terroristes avaient été échangés contre le soldat Gilad Shalit.

Le 9 août 2001, la jeune femme avait escorté l’auteur de l’attentat à Jérusalem, où celui-ci a fait exploser une bombe cachée dans une guitare à l’intérieur de la pizzeria Sbarro, assure le ministère américain.

L’explosion avait tué 15 personnes dont deux Américains, et blessé 122 autres.

« Al-Tamimi est une terroriste impénitente qui a reconnu son rôle dans l’attaque terroriste meurtrière à la bombe qui a blessé et tué nombre de victimes innocentes », a écrit la ministre de la Justice adjointe, Mary McCord.

Le chef d’accusation dévoilé mardi, quelque 16 ans après les faits, « rappelle que quand des terroristes ciblent des Américains où que ce soit dans le monde, nous ne l’oublions jamais », a-t-elle ajouté.