Attentat Copernic : le parquet demande le renvoi aux assises de Hassan Diab
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Attentat Copernic : le parquet demande le renvoi aux assises de Hassan Diab

L'attentat à la bombe avait fait 4 morts et une quarantaine de blessés, le 3 octobre 1980, devant la synagogue à Paris

Cette photo prise le 24 mai 2016 montre à Hassan Diab qui a été arrêté en novembre 2008 pour son rôle présumé dans l'attentat de la synagogue de la rue Copernic en 1980 au palais de justice de Paris, en France (Crédit : AFP PHOTO / BERTRAND GUAY)
Cette photo prise le 24 mai 2016 montre à Hassan Diab qui a été arrêté en novembre 2008 pour son rôle présumé dans l'attentat de la synagogue de la rue Copernic en 1980 au palais de justice de Paris, en France (Crédit : AFP PHOTO / BERTRAND GUAY)

Le ministère public français veut traduire devant la justice le Libano-Canadien Hassan Diab, unique suspect de l’attentat contre une synagogue à Paris qui avait fait quatre morts le 3 octobre 1980, a appris mercredi l’AFP de sources proches de l’enquête.

Le parquet de Paris a requis le renvoi du suspect devant une cour d’assises spéciale, estimant « les charges suffisantes » à l’encontre d’Hassan Diab.

Le parquet relève cependant qu’il existe des « doutes » sur sa présence à Paris au moment des faits qui devront être débattus devant la cour, selon une des sources.

Le Libano-Canadien a toujours clamé son innocence. Il avait été arrêté le 13 novembre 2008 à la demande des juges français. Il est soupçonné d’avoir déposé l’engin explosif dans la sacoche de la moto qu’il aurait ensuite abandonnée près de la synagogue de la rue Copernic, dans le centre de Paris.

Soutenant qu’il était étudiant à Beyrouth au moment des faits, il se dit victime d’une homonymie.

Diab est cependant extradé le 15 novembre 2014 vers la France. Inculpé le jour-même pour assassinats, tentatives d’assassinats et destruction de biens par l’effet d’une substance explosive ou incendiaire commise en bande organisée, il est écroué.

Après 18 mois de détention, Diab est remis en liberté avec un bracelet électronique et assigné à résidence. Son ex-épouse confirme son alibi, ce qui nécessite de nouvelles investigations. Mais dix jours plus tard, le 24 mai 2016, la cour d’appel annule cette libération.

Le 28 juillet 2017, les juges d’instruction font savoir qu’ils ont terminé leur enquête. La remise en liberté du suspect, accordée le 8 novembre 2017 par un juge des libertés, est annulée le 14 novembre par la cour d’appel de Paris.

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