Le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, a expliqué que son mouvement était prêt à passer un accord de réconciliation avec le Fatah, parti palestinien rival, sans conditions préliminaires.

Haniyeh, le chef du bureau politique du groupe, s’est exprimé lundi après une réunion avec des responsables sécuritaires égyptiens au Caire.

Le Hamas avait précédemment demandé que le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas mette un terme à une série de mesures prises contre le groupe terroriste avant de débattre d’un éventuel accord de réconciliation.

Haniyeh, aux côtés du chef du Hamas à Gaza Yahya Sinwar, s’est rendu au Caire samedi, où il a été rejoint par un certain nombre de membres du groupe venus en Egypte depuis tout le Moyen Orient, notamment depuis le Liban, la Turquie et le Qatar.

Suite à une rencontre entre les dirigeants politiques du Hamas, Haniyeh s’est entretenu avec le ministre égyptien des Renseignements, Khaled Fawzi.

Dans un communiqué publié sur le site officiel du Hamas, Haniyeh a affirmé que le groupe terroriste était prêt « à entrer immédiatement dans un dialogue avec le Fatah au Caire pour parvenir à un accord et établir les termes de sa mise en œuvre. »

Le chef du groupe terroriste du Hamas à Gaza Yahya Sinwar lors d'une rencontre dans la ville de Khan Yunis, dans le sud de Gaza, le 22 juillet 2017 (Crédit : Said Khatib/AFP)

Le chef du groupe terroriste du Hamas à Gaza Yahya Sinwar lors d’une rencontre dans la ville de Khan Yunis, dans le sud de Gaza, le 22 juillet 2017 (Crédit : Said Khatib/AFP)

Le Hamas a indiqué être prêt à démanteler son comité administratif, formé par le groupe en mars pour élargir sa gouvernance dans la bande.

Abbas a coupé l’électricité à Gaza et a drastiquement réduit les salaires de dizaines de milliers de fonctionnaires pour tenter d’obliger le Hamas à dissoudre ce comité controversé qu’il avait formé pour diriger le territoire, défiant le gouvernement d’Abbas.

Les factions rivales palestiniennes ont fait scission en 2007 lorsque le Hamas a expulsé de Gaza les forces loyales à Abbas. Des tentatives répétées de réconciliation ont échoué depuis.

Les responsables du Hamas se sont fréquemment rendus ces derniers mois au Caire pour essayer d’améliorer leurs relations avec l’Egypte, un pays avec lequel le groupe palestinien a connu des relations précaires et avec lequel il tente de renforcer les liens.

Selon un article paru lundi dans le quotidien pan-arabe Asharq al-Awsat, le Hamas souhaiterait que Le Caire serve d’intermédiaire dans la réconciliation palestinienne, car le groupe est convaincu que cela améliorera ses relations avec l’Egypte.

Le fait que l’assemblée, lundi, des nouveaux dirigeants du Hamas ait eu lieu en Egypte plutôt qu’au Qatar – où les chefs du groupe ont installé leur siège au cours des dernières années – a été considéré comme un changement politique attestant de la nouvelle volonté du groupe terroriste islamiste de privilégier sa relation avec Le Caire.