Les enfants dans un camp d’été du Hamas ont organisé une reconstitution des récentes tensions au mont du Temple à Jérusalem. Habillés comme des combattants du Hamas, ils ont prétendu envahir le site saint et « libérer » le site sacré.

La vidéo de la cérémonie de remise des diplômes datant du mois dernier, qui a été traduite par l’Institut de recherche médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), montre un groupe d’enfants habillés en fidèles musulmans confrontés à des enfants vêtus de l’uniforme de la police des frontières israéliennes qui surveillent les détecteurs de métaux au mont du Temple et qui scandent : « nous voulons prier à la mosquée Al-Aqsa ».

Lorsque les « fidèles » refusent l’ordre de quitter le mont du Temple donné par les enfants qui jouent aux gardes-frontière, les « officiers » les visent avec leurs armes et les poussent à s’éloigner des détecteurs de métaux, les obligeant à prier à l’extérieur du site.

À la fin des prières, plusieurs des enfants se lèvent et déclarent : « nous voulons libérer Al-Aqsa », et l’un d’entre eux prétend poignarder l’un des enfants qui jouent un agent de la police des frontières.

Le reste du groupe commence à lancer des pierres sur les policiers en scandant « Allahu Akbar », et les officiers ouvrent le feu. Le narrateur de la pièce annonce qu’ « un martyr a chuté lors d’une opération d’attaque au couteau » après avoir « tué l’un des porcs sionistes ».

Les enfants participent à une reconstitution de la crise sur le mont Temple pendant un camp d'été du Hamas dans la bande de Gaza en juillet 2017 (Crédit : Capture d'écran MEMRI)

Les enfants participent à une reconstitution de la crise sur le mont Temple pendant un camp d’été du Hamas dans la bande de Gaza en juillet 2017 (Crédit : Capture d’écran MEMRI)

Tandis que l’émeute prend de l’ampleur, les « officiers » attaquent la foule et on peut entendre des bruits de tirs et de la fumée s’élève qui est destinée à représenter les gaz lacrymogènes, et le narrateur annonce qu’ « un autre martyr est tombé » pendant l’émeute.

Alors que l’émeute prend fin, un groupe d’enfants habillés comme les combattants de la branche armée du Hamas arrive pour « libérer la mosquée bénie d’Al-Aqsa », tandis que les émeutiers scandent : « avec nos âmes et notre sang, nous vous sauverons, O Al-Aqsa », une phrase souvent scandée par les manifestants lors de l’affrontement sur les mesures de sécurité sur le site.

Après avoir détruit les détecteurs de métaux, les terroristes ont saccagé le reste des portiques et ont envahi le mont du Temple sous une grêle de tir, comme l’indique le narrateur : « les Moudjahidines [les guerriers sacrés] sont confrontés aux porcs sionistes et les éradiquent »

À la suite de leur prise de contrôle violente du mont du Temple, l’un des terroristes s’adresse à la foule et leur annonce que le groupe terroriste se tiendra avec eux dans la « bataille pour la libération de Jérusalem et de la Palestine dans son intégralité » et explique que « c’est une bataille pour briser les chaînes, détruire les entraves et libérer la mosquée Al-Aqsa de la souillure de l’occupation ».

Les enfants participent à une reconstitution de la crise sur le mont Temple pendant un camp d'été du Hamas dans la bande de Gaza en juillet 2017 (Crédit : Capture d'écran MEMRI)

Les enfants participent à une reconstitution de la crise sur le mont Temple pendant un camp d’été du Hamas dans la bande de Gaza en juillet 2017 (Crédit : Capture d’écran MEMRI)

Israël a installé des détecteurs de métaux sur le mont du Temple après une attaque terroriste le 14 juillet sur le site saint au cours de laquelle trois Arabes israéliens ont tué deux policiers utilisant des armes qu’un complice avait introduites clandestinement dans la mosquée Al-Aqsa.

La semaine dernière, Israël est revenu sur sa décision d’installer des détecteurs de métaux et de mettre en place d’autres nouvelles mesures de sécurité après près de deux semaines de tensions et en raison des accusations selon lesquelles il cherchait à modifier les dispositions régissant depuis longtemps le site sacré.

Dans le cadre de son boycott contre la prière sur le site, les fidèles musulmans ont organisé des prières quotidiennes à l’extérieur des murs de la Vieille Ville de Jérusalem, qui se sont souvent transformés en violents affrontements.

Des terroristes ont également évoqué ces mesures de sécurité pour justifier des attentats terroristes, dont une attaque qui a eu lieu dans l’implantation de Halamish en Cisjordanie, où un Palestinien a fait irruption dans une maison et a poignardé trois membres d’une famille alors qu’ils célébraient Shabbat.

Bien qu’aucun groupe terroriste n’ait revendiqué la responsabilité pour cette attaque, un porte-parole du Hamas s’est félicité de l’attaque qu’il considère comme « une réponse naturelle au terrorisme israélien et à la profanation de la mosquée Al-Aqsa » et a insisté sur le fait que cela prouve que « l’intifada continue et que notre peuple est uni derrière la résistance ».