L’une des destinations d’Israël les plus populaires en été est le doigt de Galilée, l’extrémité la plus septentrionale du pays, avec son abondance de cours d’eau, son histoire riche et diverses attractions familiales. Cependant, sa proximité aves les pistes enneigées du mont Hermon en fait également un bon endroit à visiter l’hiver, et vous pouvez apprécier beaucoup de ces attractions tout en évitant la chaleur intense et la foule.

Pendant l’été, les visiteurs choisissent souvent de planter leur tente dans l’un des nombreux campings entre Kiryat Shmona et les contreforts du Hermon. Evidemment, ce n’est pas une option pour la majorité pendant l’hiver, et vous seriez mieux avisés de séjourner dans l’un des hôtels de la zone.

Une intéressante option pour se loger est l’hôtel Kfar Giladi, situé à peine à 20 minutes du Hermon dans un kibboutz idyllique qui est intrinsèquement lié à l’un des épisodes les plus célèbres de la fondation de l’Etat d’Israël.

Pendant l’hiver, l’hôtel offre un petit-déjeuner spécial pour les enfants, qui a lieu pendant que les parents se régalent dans l’une des salles à manger adjacentes ou font des choses d’adultes, et comprend des jeux vidéo et des films. Une piscine intérieure chauffée est une autre pensée agréable pour l’hiver.

Vue depuis l'hôtel Kfar Giladi (Crédit : Dror Miller)

Vue depuis l’hôtel Kfar Giladi (Crédit : Dror Miller)

Il y a des chances pour que vous arriviez dans la région – qui est à environ 2h30 de voiture de Tel Aviv, un peu plus de Jérusalem – depuis le sud, auquel cas vous pourriez vouloir vous arrêter sur le chemin pendant quelques heures à l’un des nombreux parcs qui utilisent les caractéristiques géographiques de la région pour proposer des expériences uniques.

Une telle attraction est le parc Indi de Yesud Hamaala, le long de l’un des affluents du Jourdain. Le parc comprend une variété d’activités « liées aux Indiens » – à plumes, pas à point – comme des trajets en canoë et en kayak, un mur d’escalade, des arcs et des flèches, et des activités manuelles. C’est l’appropriation culturelle la plus amusante.

Touristes dans la ‘slik,’ l'armurerie cachée, de Kfar Giladi (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)

Touristes dans la ‘slik,’ l’armurerie cachée, de Kfar Giladi (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)

Une autre option est le parc Manara Cliff, qui surplombe la fertile vallée Hula, où vous pouvez prendre part à des activités « extrêmes », y compris de l’escalade, en rappels ou sur des murs, une tyrolienne, et un funiculaire.

Le site a récemment rouvert sa piste alpine de 1 200 mètres, et propose aussi une cabine où passer la nuit. Soyez certain d’appeler en avance si vous y allez pendant l’hiver – le site est parfois fermé à cause des conditions climatiques et n’est ouvert qu’aux groupes certain jours.

Entre deux pistes de poudreuse sur le voisin mont Hermon, beaucoup d’activités familiales ont lieu dans et autour de Kfar Giladi, y compris dans des endroits qui peuvent vous faire voyager dans le temps, dans les années pré-étatiques du début du 20e siècle, quand l’existence même de la communauté naissante était constamment menacée.

Kfar Giladi (autorisation)

Kfar Giladi (autorisation)

Un tel endroit, devant le musée Hashomer du kibboutz, est l’armurerie cachée, slik en hébreu, qui a été construite en 1922 à cinq mètres sous terre et dont l’emplacement est resté un secret bien gardé que seuls quelques membres du kibboutz connaissaient, avant qu’il ne soit révélé en 1983.

La petite (3 m²) armurerie, accessible par une échelle dans une grange, est remplie de douzaines d’armes à feu, de grenades et d’autres armes maintenant antiques, qui ont été utilisées par les organisations juives pendant les batailles contre les milices arabes et les forces du mandat britannique. Beaucoup pensent qu’il y a plus de slikim dans le kibboutz, qui attendent d’être découvertes.

Un autre morceau voisin d’histoire est la cour intérieure rénovée de Tel Hai, un musée qui donne vie à l’une des implantations juives les plus iconiques et tragiques à avoir précédé la fondation de l’Etat d’Israël.

Petite communauté agricole fondée en 1907, Tel Hai était sous menace constante quasiment depuis sa fondation. En 1919, l’organisation de défense juive Hashomer a envoyé le héros de guerre russe décoré, célèbre pour n’avoir qu’un seul bras, Joseph Trumpeldor dans la cour intérieure, mais sa présence n’a pas suffi à la sauver de la ruine : le 3 janvier 1920, Tel Hai a été mise à sac par des attaquants bédouins et brulée. Trumpeldor faisait partie des morts.

Les blessés de cette bataille ont ce jour-là étaient emmenés à pied par leurs camarades de Tel Hai à Kfar Giladi, ce qui représente de nos jours 15 minutes de marche dans les bois.

L’un des meilleurs moments pour apprécier l’endroit est la nuit, quand les visiteurs peuvent allumer des lampes à huile et rejouer le retour depuis Tel Hai le long de ce qui est devenu connu sous le nom de « chemin des blessés ».

La visite guidée se termine au cimetière du kibboutz, où la valeur de Trumpeldor et des sept autres combattants tués à Tel Hai a été commémorée en 1934 par une statue massive en pierre d’un lion rugissant.