Aucun membre officiel du gouvernement ni aucun de ses représentants n’ont assisté lundi aux funérailles de Mohamed Karkara, un Arabe israélien de 15 ans, tué la veille dans une attaque frontalière sur le plateau du Golan.

Alors que des milliers de personnes accompagnaient le cercueil de Mohamed Karkara à travers les rues d’Arabba, une ville de Galilée occidentale, il y avait un sentiment de frustration lié à cette absence, a signalé le site israélien NRG.

« Cela ne se fait pas qu’il n’y ait ici aucun représentant de l’État », a déclaré Adel Badrana, chef intérimaire du conseil régional Arabba, selon NRG. « Aucun ministre ou représentant du gouvernement ne s’est montré, et il y a une grande colère ici. Les gens ne comprennent pas comment cela est possible. Un enfant meurt dans un attentat terroriste et personne n’est présent ».

Badrana a affirmé que l’entourage du ministre de l’Éducation Shai Piron ainsi que du nouveau président élu Réouven Rivlin avaient pris contact pour dire qu’ils allaient rendre visite à la famille, mais aucune date n’a été fixée.

Le bureau de Rivlin a fait savoir qu’il arriverait mardi, a signalé NRG. Le bureau de Piron, lui, a signalé qu’il ne se déplacerait pas mais qu’il parlerait avec la famille au téléphone.

Il n’y avait pas non plus de députés arabes à l’enterrement.

Karkara a été tué suite à une attaque de missiles anti-tank de la Syrie, juste au sud du passage de Quneitra. Trois autres personnes ont été blessées, y compris son père, qui a subi des blessures graves.

L’armée israélienne a riposté en bombardant neuf positions de l’armée syrienne dans la première frappe ouverte sur la Syrie depuis des décennies.

Karkara avait accompagné son père au travail pour le premier jour des vacances d’été.

Le père du garçon, Fahmi Karkara, a déclaré à la radio militaire, qu’il n’y avait jamais eu de débordement de la guerre civile dans la région auparavant. « Nous avions entendu des combats, mais d’assez loin», a-t-il affirmé.

Il a déclaré aussi qu’il n’avait pas été averti qu’il pouvait être dangereux d’emmener son fils avec lui pour travailler dans la zone. Après l’explosion, il a affirmé qu’il avait compris « tout de suite » que Mohamed était mort.