Selon les premiers éléments de l’enquête, l’armée est arrivée à la conclusion que les multiples sirènes d’alerte qui ont retenti dans le sud d’Israël dans la nuit étaient une fausse alerte, et qu’aucun missile n’a été tiré sur le territoire israélien.

Le système d’alerte s’est déclenché cinq fois entre 1h45 et 5h du matin, dans la région de Kerem Shalom près de la frontière avec Gaza et l’Égypte.

L’armée avait déclaré initialement que les sirènes avaient été déclenchées par des roquettes tirées depuis la péninsule du Sinaï vers Israël, puis, mardi matin, avait annoncé que l’alerte pourrait être due à un dysfonctionnement du système.

Quelques heures plus tard, après l’investigation menée par des soldats dans la zone autour de Kerem Shalom à la recherche d’impacts dus à des roquettes ou des obus de mortier, l’armée dit avoir terminé ses recherches et conclut qu’il n’y a pas eu de tirs du Sinaï sur Israël.

« C’était une fausse alerte, aucune roquette n’a été tirée sur le sol israélien, » a déclaré un porte-parole de l’armée.

Il y avait une incertitude au début quant à savoir si des tirs provenaient bien du Sinaï sans être destinés à Israël, mais le résultat de la lutte interne en Egypte.

Le porte-parole a ajouté que l’incident était en cours d’investigation pour déterminer la cause du dysfonctionnement.

Les terroristes du Sinaï affiliés à l’État islamique s’en prennent parfois à Israël, bien que leur principal cible soit les forces égyptiennes dans le cadre d’une insurrection islamiste.

Depuis l’épouvantable attentat contre la mosquée le mois dernier qui a tué plus de 300 personnes, Le Caire a redoublé ses efforts constants pour réprimer cette prétendue province de l’Etat islamique. Israël aurait proposé son aide dans cette zone pour combattre l’insurrection.

Les tensions vont également croissant dans la bande de Gaza.

Jeudi, le Jihad islamique a lancé une dizaine d’obus de mortier sur un poste de Tsahal au nord-est de la bande de Gaza, sans causer de blessés mais provoquant quelques dégâts matériels.

L’armée a répliqué avec six frappes sur les positions terroristes à Gaza, quatre du Jihad islamique et deux du Hamas qui contrôle l’enclave côtière.

Dimanche, l’armée a décrété « zone militaire interdite » les alentours de la bande de Gaza au vu d’activités non spécifiées dans le secteur. La censure militaire n’a pas révélé la nature des activités militaires et l’endroit exact des bouclages.

Colonnes de fumée provenant d’une position du Jihad islamique près de la ville de Gaza après un raid aérien israélien le 30 novembre 2017, en représailles à une attaque de mortier ayant visé un poste de Tsahal au nord-est de la bande de Gaza plus tôt dans la journée (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Le bouclage fait suite à la destruction par l’armée, il y a plus d’un mois, d’un tunnel creusé par le groupe terroriste Jihad islamique, qui a pénétré dans le territoire israélien depuis la ville de Khan Younis, dans la bande de Gaza.