Une audience de la Haute Cour de justice composée de trois juges a examiné une requête déposée par plusieurs organisations contre une décision du procureur général Yehuda Weinstein de ne pas inculper les auteurs du récit « Torat Hamelech ».

Le texte décrit les circonstances dans lesquelles les Juifs seraient autorisés par la loi juive à tuer les Gentils [non-Juifs], en se fondant sur une lecture sélective des textes juifs.

Ce livre est devenu controversé dès sa publication car certains ont considéré que cela justifiait la violence contre les Palestiniens et les Arabes.

Après que Weinstein a décidé de ne pas inculper les auteurs, plusieurs groupes, y compris le Centre du judaïsme réformé, ont interjeté appel de la décision.

L’Etat affirme qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves liant les enseignements du livre aux cas de violence contre les Arabes.

Les requérants ont déclaré que le raisonnement de Weinstein n’était pas le bon et a demandé l’intervention de la Haute Cour.

Au cours des débats, le juge Salim Joubran, qui est un Arabe israélien, a demandé « Est-ce que le texte de Torat Hamelech se rapporte à moi aussi ? Dois-je, en étant un païen, être tué ? », s’est interrogé Joubran selon le quotidien Haaretz. Joubran a pursuivi : « le livre donne une fausse image du judaïsme, une image plus correcte doit être donnée ».

À la fin des débats, les juges se sont rangés du côté de l’Etat, en expliquant qu’il n’était pas possible de prouver un lien entre le livre et les actes réels de violence. Les auteurs n’ont pas été inculpés.