Un projet de loi controversé veut interdire la libération de prisonniers condamnés à perpétuité, éliminant la possibilité d’utiliser les prisonniers comme monnaie d’échange avec les Palestiniens, est passé en première lecture à la Knesset mercredi.

Trente-six députés ont voté pour et vingt contre dans une lecture préliminaire.

Le projet de loi doit être débattu en commission avant d’être voté à une date ultérieure.

Si elle était approuvée par la Knesset, la mesure, parrainée par les députés Ayelet Shaked (Habayit Hayehudi), Yariv Levin (Likud), David Tzur (Hatnua) et d’autres, interdirait aux dirigeants de proposer une libération de prisonniers en échange de concessions politiques dans les négociations avec les Palestiniens, même si elle ne s’applique qu’à une minorité de détenus.

« Dans l’Etat d’Israël d’aujourd’hui, les décisions des juges ne valent pas le papier sur lequel elles sont écrites », a déclaré Shaked mercredi.

« Dans les cas de meurtres particulièrement odieux, le gouvernement devrait respecter les décisions rendues par les juges de l’Etat d’Israël ».

Levin a salué le passage du projet de loi, qui, selon lui permettra de créer « une nouvelle norme morale » en Israël, et de « dissuader les planificateurs et auteurs d’attentats terroristes ».

La mesure ne s’appliquerait qu’aux futurs condamnés et non aux prisonniers qui purgent déjà leur peine.