Quand on pense au hit-parade des chansons de fête, les chants de pénitence juifs ne sont généralement pas ce qui nous vient tout de suite à l’esprit.

Mais alors que la fête de Rosh HaShana et le jeûne de Yom Kippour approchent, la saison des compositions liturgiques les plus ardentes de toute l’histoire juive se joint aux festivités.

Et c’est ce qu’offre l’orchestre andalou israélien d’Ashdod pendant tout le mois de septembre, avec une série de concerts qui vise à présenter – ou à rappeler – au public les anciennes prières de pénitence.

« Nous prenons les plus grands moments, ces chansons célèbres que tout le monde – ou presque – connaît et a déjà entendu quelque part et nous les arrangeons de manière intéressante », explique Yaakov Ben Simon, qui dirige l’orchestre.

Lors des concerts qui rassemblent les chants les plus connus et préférés de Rosh HaShana et de Yom Kippour, on peut entendre des classiques comme « Adon Haselichot », « Aneinu » et « Avinu Malkeinu ».

« Les chants des prières de pénitence sont un répertoire musical pour nous, que nous interprétons à un certain moment de l’année, dit Ben Simon. Ils présentent l’atmosphère des fêtes, d’une nouvelle année, d’un nouveau début. On profite des prières de pénitence sans le vouloir. »

Le groupe de musiciens primé, qui joue des musiques traditionnelles séfarades et judéo-arabes, s’efforce de capturer l’esprit de la période des fêtes juives et de le faire monter sur scène, ajoute Ben Simon.

« Il y a des gens qui ne vont jamais à la synagogue mais qui se souviennent de quelque chose de leur enfance », poursuit-il.

Il y a des solos pendant ces concerts, notamment de la part du pianiste et chanteur Yonatan Razel et du chanteur liturgique Chaim Luk.

Les musiciens se sont illustrés à Yeruham le 14 septembre et seront à Modiin le 17 septembre, avant de terminer leur tournée de concerts avec un spectacle gratuit au port de Tel Aviv, le 26 septembre, juste avant Yom Kippur.

Ce concert au port – un spectacle initié par l’orchestre il y a cinq ans – offre une expérience totalement différente des concerts en salle, affirme Ben Simon.

Le public s’assied sur la passerelle, sur le port, ou reste debout, et les membres de l’orchestre sont bien plus accessibles.

« Ils s’assoient sur nous parfois », s’amuse-t-il.

C’est un concert qui attire tout le monde – des touristes qui déambulent sur le bord de mer aux jeunes familles sorties avec leurs jeunes enfants en début de soirée.

« Ce n’est pas compliqué, ce ne sont que des chansons de fête et les gens chantent et s’assoient aux alentours, dit-il. Il n’y a pas de distance entre nous et le public, et cela crée une atmosphère très spéciale, qui est presque spirituelle. »

Pour obtenir des billets pour les concerts restants de la tournée, rendez-vous sur le site internet de l’Orchestre andalou d’Ashdod.