La France s’est dite mardi « vivement préoccupée » par un projet de loi israélien ouvrant la voie à la légalisation d’avant-postes illégaux, et a appelé Israël à « respecter ses obligations internationales ».

Le projet de loi, qui prévoit une légalisation des avant-postes construits sur des terres privées palestiniennes en Cisjordanie, a été adopté dimanche par la commission des Lois mais doit être encore voté en trois lectures par la Knesset.

La Cour Suprême a maintenu la démolition de l’avant-poste avant fin 2016 et le procureur général Avichai Mandelbilt a dit qu’il ne pourrait pas défendre juridiquement la loi si ele était votée.

« Cette proposition de loi, si elle était adoptée, constituerait une nouvelle atteinte à la solution des deux états et contribuerait à aggraver encore les tensions sur le terrain. Elle suscite la vive préoccupation de la France », a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal.

« La France rappelle que la colonisation, sous toutes ses formes, est illégale au regard du droit international. Nous appelons Israël à respecter ses obligations internationales », a-t-il ajouté.

L'avant-poste illégal d'Amona, en Cisjordanie. (Crédit : Noam Moskowitz/Flash 90)

L’avant-poste illégal d’Amona, en Cisjordanie. (Crédit : Noam Moskowitz/Flash 90)

Les implantations sont considérées comme illégales par la communauté internationale. Les Etats-Unis ont condamné lundi ce projet de loi, espérant que la loi ne serait pas promulguée.

La France a tenté cette année de reprendre la main sur le dossier israélo-palestinien et souhaite organiser une conférence internationale de paix avant la fin de l’année.

Mais l’initiative française se heurte à l’hostilité farouche d’Israël, et désormais à la nouvelle donne créée par l’élection du républicain Donald Trump aux Etats-Unis.