Israël a traversé le deuil lors de Yom Hazikaron [jour du souvenir] et passe lundi soir à la célébration de son 66e Jour de l’Indépendance d’Israël.

Le deuil et de sombres discours vont faire place à des feux d’artifice, des concerts et des fêtes à travers le pays.

Au cimetière militaire situé sur le Mont Herzl à Jérusalem, une cérémonie annuelle officielle a marqué la transition avec un discours du président de la Knesset Yuli Edelstein et l’allumage des flambeaux par 14 femmes sélectionnées par un comité spécial.

La juxtaposition de ces deux jours est un élément clé de l’expérience des Israéliens du deuil national, veillant à ce qu’aucune commémoration exclut complètement le sacrifice, et sans que l’exaltation de l’Indépendance ne soit jamais loin d’une prise de conscience de son coût.

Le passage soudain est souvent considéré comme une transition difficile pour les familles endeuillées.

Tant le président Shimon Peres et le Premier ministre Benjamin Netanyahu ont adressé des messages filmés aux communautés de la diaspora juive en l’honneur du Jour de l’Indépendance.

« L’année à venir nous confrontera à de nombreux défis », a déclaré le président Shimon Peres.

« Les sables mouvants du Moyen Orient génèrent un sentiment d’insécurité sur quoi demain sera fait. Cependant, le changement peut aussi présenter de nouveles possibilités et de meilleures perspectives qui devraient être saisies. Dans cet esprit, Israël s’efforce de devenir un contributeur important au développement de notre région et pour le monde entier. »

« Nous nous sommes défendus contre les attaques des voisins hostiles, à surmonter les menaces rencontrées par aucun autre pays. Nous avons construit une démocratie vivante dans laquelle la liberté est sacro-sainte, garantissant l’égalité devant la loi et les droits de chaque citoyen. Nous avons créé une économie solide, une superpuissance technologique mondiale. Nous avons signé des traités de paix avec deux de nos voisins arabes, tandis que nous parlons tranquillement avec beaucoup d’autres. »

Un temps pour les femmes

La cérémonie officielle de la Journée de l’Indépendance sur le mont Herzl a placé les réalisations des femmes israéliennes au centre des célébrations nationales.

Chaque année, sont choisis douze personnes pour représenter une communauté ou un aspect de la société israélienne et allumer les 12 flammes symboliques représentant les douze anciennes tribus d’Israël.

À la demande de la ministre de la Culture et des Sports Limor Livnat, l’accent de la cérémonie de cette année a été mis sur les femmes. La cérémonie intitulée « Un temps pour les femmes – Réalisations et défis »

Chacune de ces femmes ont accompli des parcours remarquables et mené une vie inspirante.

– La championne de tennis Shahar Pe’er, joueuse de tennis la plus populaire en Israël, une fois classée 11e au classement mondial.

– Dr Kira Radinsky, 27 ans, est considérée comme l’une des jeunes scientifiques les plus prometteuses de sa génération en Israël. Elle a immigré d’Ukraine à l’âge de quatre ans, a commencé à étudier à la prestigieuse université du Technion à l’âge de 15 ans, et a créé sa propre start-up en 2012.

– Belaynesh Zevadia est la première femme ambassadrice d’Israël en Ethiopie. Elle est également la première à être née en Ethiopie. Zevadia a immigré en Israël avec sa famille à l’âge de 17 ans. Elle a été consul des États-Unis.

– Maxine Fassberg est la PDG d’Intel Israël et vice-présidente d’Intel international .

– Miriam Zohar a immigré en Israël en 1949 après avoir survécu à l’Holocauste Elle a été l’une des comédienne de théâtre les plus connues du pays, ayant joué pendant des années au célèbre théâtre national Habima de Tel Aviv.

– Miriam Peretz, éducatrice et mère de six enfants, elle a perdu deux fils dans l’armée israélienne et a continué à s’investir pendant de nombreuses années pour aider les soldats blessés et aux familles endeuillées.

– Hindiya Suleiman, du village de Galilée Bu’eine Nujeidat, est la veuve et mère de quatre fils, qui ont tous servi dans l’armée israélienne. Elle est la fondatrice de Pninat Haemek, un centre d’arts pour les femmes, dédié à l’art populaire traditionnel.

– Adina Bar Shalom, en plus d’être la fille du bien-aimé – et controversée – ancien grand rabbin Ovadia Yossef, est l’une des militantes ultra – orthodoxes d’Israël les plus plus connues en Israël.Elle a fondé un collège de technologie pour les femmes ultra-orthodoxe à Jérusalem et a travaillé pour intégrer les haredim au sein de la population active.

– Le major-général Orna Barbivai, qui commande la division Manpower de l’armée israélienne, est la première femme à obtenir le grade de major général dans l’armée israélienne.

– Carmela Menashe, 25 ans, correspondante militaire à la radio israélienne, a remporté tous les grands prix de journalisme qu’un journaliste israélien peut gagner, y compris le prix EMET et le prix Sokolov. Elle est célèbre pour être la personne vers qui les soldats peuvent se tourner quand ils sont confrontés à des problèmes durant leur service militaire.

– Tali Peretz-Cohen est une militante pour les femmes qui ont été victimes d’agression sexuelle. Résidente de Kiryat Shmona à la frontière libanaise, elle dirige le centre régional d’appui aux victimes d’agression sexuelle et a travaillé sur des initiatives législatives visant à aider les victimes à exercer leurs droits.

– Pascale Berkovich, une immigrant de France, a représenté Israël à Pékin et Londres Jeux paralympiques, en prenant la deuxième place en aviron.

– Geula Cohen a servi 19 années en tant que député Likud et a remporté le Prix d’Israël, plus haute distinction civile du pays, pour ses contributions à la société israélienne.

– Gal Yossef, une lycéenne, à la tête du conseil du lycée national.