Les préoccupations au sujet du boycott d’Israël par des pays en Europe et ailleurs dans le monde sont exagérées, a déclaré Avi Hasson, le chef scientifique du ministère de l’Economie lors d’une conférence de presse mardi.

« Nous sommes en train de bâtir des liens avec des pays d’Asie, d’Amérique latine et d’ailleurs. »

« Notre commerce avec l’Europe est robuste, le commerce avec la Turquie a augmenté au cours des dernières années, malgré la crise dans les relations entre nos pays. »

« La technologie israélienne est un phénomène international qui ne sera pas arrêté par des politiques », explique Hasson.

Le travail du Bureau du chef scientifique est de faire la promotion d’Israël à l’étranger et d’aider des start-ups israéliennes à développer leurs technologies et croître.

Hasson, qui dispose d’un budget annuel de 450 millions de dollars, a présenté aux journalistes étrangers un compte-rendu des activités de son bureau au cours d’une discussion mardi, à la conférence sur les hautes technologies MIXiii 2014.

Des centaines de start-ups et de sociétés plus anciennes ont présenté leurs technologies au MIXiii. Le salon a pour objectif de présenter les avancées technologiques israéliennes dans la technologie de réseau, environnementale, dans la biotechnologie et autres.

Même s’il est un fervent partisan du marché privé, avec vingt ans d’expérience dans des compagnies de technologie et des jeunes entreprises, Hasson a souligné que le gouvernement doit parfois supporter le poids des investissements.

« Le gouvernement est bien plus capable de gérer un risque que le secteur privé. »

« Un investisseur perdra beaucoup d’argent dans une compagnie avec une technologie géniale, mais qui peut ne pas trouver sa place dans le marché. »

« Au lieu de cela, la propriété intellectuelle sera donnée à d’autres compagnies qui pourraient se former à partir de restes de l’investissement original. L’investisseur considérera cette jeune entreprise comme un échec, mais nous, au Bureau du chef scientifique, nous le considérerons comme une réussite. »

« De l’échec d’une compagnie, quatre autres entreprises seront nées en créant des emplois et en améliorant le développement », explique Hasson. « On ne peut pas raisonnablement s’attendre à ce qu’une jeune entreprise ait ce point de vue, mais c’est pour cela que le gouvernement existe. »

Il n’y a rien rien de mal à échouer, a expliqué Hasson, ajoutant que l’échec est un des secrets du succès d’Israël. « Dans certains pays, on peut vous exécuter pour un échec, tandis que dans d’autres, vous êtes rejetés socialement. »

Ce n’est pas le cas en Israël où l’échec fait partie de la communauté entrepreunariale. La propriété intellectuelle développée par une start-up israélienne qui ne peut pas lancer son produit ou son service trouvera presque toujours une voie vers une offre à succès, insiste Hasson.

« Un signe réel de succès pour un entrepreneur est de pouvoir gagner des millions de dollars, même après que ses deux premières entreprises aient échoué. »

Israël recherche et développe des accords avec 50 pays, dont plusieurs d’entre eux, y compris la Chine, vont être annoncés cette semaine, déclare Hasson. Le Bureau du chef scientifique est impliqué dans la mise en place de tels accords avec autant de pays que possible.

« L’histoire de la technologie israélienne est internationale », remarque Hasson. « Israël n’a pas de marché intérieur et pas de ressources naturelles. Nous avons simplement un capital humain, et les seules personnes à qui nous pouvons vendre sont à l’étranger. »

Si les compagnies technologiques veulent avoir du succès, elles n’ont pas d’autre choix que d’ignorer la politique, explique Hasson.

« L’économie technologique israélienne a montré qu’elle était très résiliente. Israël vit avec un ‘voisinage difficile’, entouré d’ennemis, mais à l’heure actuelle, la technologie représente environ la moitié des exportations israéliennes, et nous, exportateurs, devons encaisser les coups. »

Dans l’ensemble, Israël a fait un très bon travail sur ce sujet, explique Hasson, notant que les politiques concentrées sur l’industrie de la technologie, à la fois internationale et nationale, n’ont eu que peu d’effet sur les réussites des entreprises israéliennes.

« Nous avons plus de 300 entreprises avec des laboratoires israéliens R&D ici : Cisco, IBM, Intel ou Deutsche Telekom et bien d’autres encore », explique Hasson.

La politique n’a pas eu d’influence sur les décisions de ces entreprises de s’installer en Israël, pas plus que cela n’affecte leur capacité à travailler ici.

« La technologie israélienne a souffert de la crise financière de 2008, et comme l’économie mondiale, nos compagnies technologiques se sont reprises. Il ne fait aucun doute que notre prospérité soit alignée sur celle du reste du monde. »

« Ce qui se passe à Naplouse est beaucoup moins important que ce qui se passe au NASDAQ ou dans les autres Bourses. Israël a beau être un petit pays, il est beaucoup plus international que bien d’autres pays. »