Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon « exige la libération immédiate et sans conditions du soldat (israélien) capturé » à Gaza, a indiqué vendredi son porte-parole Stéphane Dujarric.

La rupture du cessez-le-feu à Gaza « remet en question la crédibilité des assurances données par le Hamas aux Nations unies », ajoute le communiqué de l’ONU lu par M. Dujarric.

M. Ban « condamne dans les termes les plus fermes la violation du cessez-le-feu (…) attribuée au Hamas » mais il souligne en même temps que « l’ONU n’a pas de moyens indépendants de vérifier exactement ce qui s’est passé ».

Il se déclare « choqué et très déçu par ces développements » et demande aux deux camps de « faire preuve du maximum de retenue et de revenir à l’accord sur un cessez-le-feu humanitaire de 72 heures », qui n’aura duré en fait que deux heures.

M. Ban demande aussi « à ceux qui ont une influence sur les protagonistes (du conflit) de tout faire pour les convaincre de respecter ce cessez-le-feu humanitaire ».

Evoquant la mort de deux soldats israéliens et la capture d’un troisième, M. Ban estime que « cela constituerait une grave violation du cessez-le-feu, susceptible d’avoir de graves conséquences pour la population de Gaza, pour Israël et au-delà ». « De telles initiatives remettent en question la crédibilité des assurances données par le Hamas aux Nations unies », ajoute le texte.