Le ministre de l’Agriculture Yaïr Shamir a fait une série de remarques controversées sur la façon d’améliorer la qualité de vie des Bédouins qui vivent dans le Néguev.

« Nous devons prendre tous les Bédouins et commencer à les sortir un peu du désert et les rapprocher d’un Etat normal en termes de législation, d’espérance de vie, de normes socio-économiques et d’éducation » a déclaré Shamir lors d’une tournée dans plusieurs communautés du sud d’Israël, a rapporté dimanche la Deuxième chaîne.

Yaïr Shamir, fils de l’ancien Premier ministre Yitzhak Shamir, a également proposé l’application de restrictions à la polygamie dans la communauté bédouine et a suggéré de réduire le taux de natalité « afin d’élever leur niveau de vie ».

La notion de régulation des pratiques conjugales de la communauté est extrêmement controversée : la polygamie est permise dans les interprétations traditionnelles de l’Islam et largement pratiquée parmi les membres de la société bédouine d’Israël.

La loi israélienne prévoit actuellement des limitations sur le nombre de partenaires avec laquelle une personne est autorisée à se marier, mais la plupart des autorités de la communauté islamique d’Israël permettent à un homme d’épouser jusqu’à quatre femmes.

La population israélienne bédouine est estimée à environ 200 000 personnes et figure parmi les communautés les plus pauvres et les plus marginalisées du pays. Des démographes ont affirmé qu’ils ont le taux de natalité le plus élevé dans le monde.

Le ministre de l’Agriculture, qui est en charge d’un comité ministériel à la recherche de solutions pour améliorer le sort des Bédouins d’Israël, a affirmé que cette population pourrait croître de plus de 500 000 personnes en 2035, un chiffre qui a troublé les Israéliens déjà inquiets sur le caractère juif de l’Etat.

Shamir s’est dit également préoccupé par les 500 étudiants bédouins israéliens qui étudient à l’Université islamique d’Hébron, et qui sont exposés à une idéologie anti-israélienne extrémiste, et s’engage à faire de son mieux pour les garder en Israël.

Shamir a ajouté que lui et le Premier ministre Benjamin Netanyahu sont engagés dans un « dialogue permanent » avec les dirigeants de la communauté bédouine sur la façon d’améliorer la qualité de vie de leur communauté.