Le roi des Belges, Philippe, a visité vendredi le Musée juif à Bruxelles, cinq mois après l’attaque dans laquelle quatre personnes avaient été tuées et pour laquelle le Français Mehdi Nemmouche est inculpé.

Cette visite, qui a duré environ une heure, est un « signal clair vis-à-vis du Musée juif et des victimes de l’attentat du 24 mai et de leurs proches et vis-à-vis de la communauté juive de Belgique dans son ensemble », a expliqué à l’AFP un porte-parole du Palais royal.

Le soir de l’attentat, le souverain belge avait, dans un communiqué, dit avoir « appris avec consternation la fusillade » au Musée juif de Belgique, se disant « indigné par cet acte de violence qui touche de très près la communauté juive ».

« Cette visite royale montre à quel point le roi a été marqué par l’événement et nous encourage à aller de l’avant », a déclaré Philippe Blondin, le directeur du musée situé dans le centre de la capitale belge, cité par l’agence Belga.

Le roi a visité les collections permanentes du musée et découvert en avant-première une exposition temporaire consacrée au dessinateur de bande dessinée français Marcel Gotlib. Le chef de l’Etat s’est ensuite arrêté devant la plaque commémorative apposée sur la façade du musée en hommage aux quatre victimes, a précisé l’agence de presse belge.

Le musée avait rouvert ses portes au public le 14 septembre. Depuis l’attaque, les mesures de sécurité ont été renforcées.

Le 24 mai, un homme avait fait irruption dans le hall d’entrée du musée, tirant à bout portant sur un couple de touristes israéliens, avant d’abattre avec une kalachnikov une bénévole puis un jeune qui tenait l’accueil.

Contrôlé à Marseille à la descente d’un autocar arrivant de Bruxelles six jours après la tuerie, Mehdi Nemmouche avait été trouvé en possession d’une kalachnikov et d’un revolver similaires à ceux utilisés dans l’attentat, ainsi que d’une caméra. Selon le parquet fédéral belge, une vidéo avait aussi été trouvée dans la mémoire de son appareil photo, dans laquelle une voix semblable à la sienne déclarait avoir commis le massacre.

Il a été transféré fin juillet en Belgique, où il a été inculpé pour « assassinats dans un contexte terroriste » et incarcéré.