Le directeur général du ministère des Affaires étrangères, Nissim Ben Shitrit, a envoyé une lettre mercredi au ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman, mettant en garde contre le fait qu’Israël pourrait « payer un lourd tribut » pour la « grave crise, continue et publique » avec les États-Unis, a annoncé Haaretz jeudi.

Ben Shitrit a exhorté Liberman a initié une manœuvre israélienne visant à réparer rapidement les liens avec les États-Unis.

Selon Haaretz, qui a obtenu une copie de la lettre de Ben Shitrit intitulé « Défis diplomatiques et de nouveaux arrangements du ministère des Affaires étrangères », le directeur général a détaillé la position du personnel diplomatique sur une série de questions auxquelles Israël devra s’attaquer dès qu’un nouveau gouvernement sera formé.

Le directeur général a écrit que la coordination étroite avec les Etats-Unis est cruciale pour la capacité d’Israël à faire face aux défis diplomatiques et sécuritaires auxquels il est confronté.

Une proposition française visant à améliorer le statut des Palestiniens à l’ONU en le faisant passer d’Etat observateur à un membre à part entière est au sommet de la liste des défis diplomatiques, suivie par les menaces palestiniennes à agir contre Israël à la Cour pénale internationale à La Haye, et la pression des délégués des Etats hostiles à l’AIEA sur Israël pour qu’il révèle ses capacités nucléaires, selon Ben Shitrit.

Dans le domaine de la sécurité, écrit Ben Shitrit, le réarmement du Hezbollah et les évaluations militaires selon lesquelles un nouveau cycle de violence dans le nord est imminent, exigent « une attention intense et urgente ».

« Faire face correctement à cette question, si ce n’est pas fait en coordination étroite avec les Etats-Unis, est une mission presque impossible », a conclu Ben Shitrit.

La crise entre les deux pays se concentre sur des différences irréconciliables d’opinion entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Barack Obama, désormais publiquement en désaccord sur l’accord nucléaire qui se profile entre les puissances mondiales du P5 + 1 et l’Iran.

Certains experts ont estimé que l’absence d’alchimie personnelle contribue également à la dissonance de point de vue officiel des deux pays sur les négociations avec l’Iran.