Sur l’échiquier politique, la semaine qui vient de s’écouler aura donc été décisive. Alors que se dessine la campagne des législatives et que chacun fait ses comptes, on sait déjà que trois candidats vont s’affronter pour la conquête du siège de député pour la 8ème circonscription des Français de l’étranger.

Mais, surprise, Benjamin Djiane qui était attendu dans les rangs du mouvement d’Emmanuel Macron est finalement investi par Le PS.

Et le parti historique, en plein séisme depuis les résultats des élections présidentielles voit contre toute attente l’un de ses plus fidèles soldats, Florence Drory, être investie par La République en Marche!.

Un coup de théâtre puisque la nouvelle candidate lâche la direction du parti socialiste d’Israël – parti dont elle est membre depuis 1975 – pour être adoubée par le mouvement centriste.

Le nouveau parti d’Emmanuel Macron, à qui profite l’essoufflement des grands partis a récolté 96 % des voix en Israël au second tour du scrutin des présidentielles.

Dans un tel contexte Benjamin Djiane devra manœuvrer avec habileté pour faire entendre sa voix. Proche de Manuel Valls, le challenger devra faire sans le soutien des centristes et fait sans doute les frais, dans ce contexte, des règlements de comptes des grands ténors.

En Israël, les candidats pour la 8eme circonscription sont d’ores et déjà attendus au tournant sur plusieurs dossiers. Intégration, retraites, reconnaissance des diplômes français par l’État hébreu : autant de sujets cruciaux pour la communauté française.

Conseiller auprès de l’ex-Premier ministre, Benjamin Djiane, le candidat investi par le PS, le PRG (Parti radical de gauche) et l’UDE (Union des démocrates et des écologistes) reste le grand challenger de ces élections.

Benjamin Djiane avec l'équipe de Gvahim et de  l'incubateur de start-ups The Hive à Tel Aviv, en Israël, le 11 mai 2017. (Crédit : autorisation)

Benjamin Djiane avec l’équipe de Gvahim et de l’incubateur de start-ups The Hive à Tel Aviv, en Israël, le 11 mai 2017. (Crédit : autorisation)

En visite en Israël, il s’est exprimé pour le Times of Israël en évoquant sans langue de bois les problématiques parfois douloureuses liées à l’intégration, et d’autres sujets proches du quotidien des Français d’Israël. Pourra-t-il faire vaciller Meyer Habib de son socle ? Écoutons-le.

Times of Israël : Benjamin Djiane, vous êtes donc candidat pour reprendre le siège de député de la 8ème circonscription des Français de l’étranger à Meyer Habib (UDI-LR). Vous êtes actuellement en visite pour votre campagne en Israël. Quel est votre rapport au pays, à son histoire et à ses enjeux actuels ? Et dans quel état d’esprit êtes-vous en arrivant ici ?

Benjamin Djiane : J’ai un attachement personnel très fort à l’État d’Israël, de par l’histoire de ma famille et mon histoire personnelle. Mais j’ai aussi de l’admiration. Israël est une aventure nationale magnifique qui a fait grandir en 70 ans la seule démocratie du Proche-Orient, et la 8e puissance économique mondiale [selon le classement du magazine The American Interest].

C’est un pays plein d’énergie, de dynamisme. Un petit pays par sa taille, mais très grand par son influence. Une partie de ma famille vit en Israël. Mon père m’a raconté tant de fois que, lorsqu’il a quitté l’Algérie avec les siens en 1962, ils ont hésité entre la France ou Israël. Vous connaissez la chanson, « J’ai deux amours »..! Une partie des cousins de mon père a fait le choix de l’alyah.

Mon père lui, s’est installé en France. Par la suite, mon père fut l’un des premiers scientifiques français à créer des liens avec le monde scientifique israélien, et cela dans les biotechnologies. C’était dans les années 1990, à l’époque où la coopération scientifique entre la France et Israël n’était pas ce qu’elle est.

Benjamin Djiane, candidat du PS dans la 8e circonscription des Français de l'étranger, à l'Institut Français de Milan, en mai 2017. (Crédit : Facebook)

Benjamin Djiane, candidat du PS dans la 8e circonscription des Français de l’étranger, à l’Institut Français de Milan, en mai 2017. (Crédit : Facebook)

Je suis attaché à Israël, mais je suis bien évidemment candidat à ces élections législatives pour représenter les Français de l’Étranger, nationaux et binationaux, sur l’ensemble de cette circonscription, de l’Italie jusqu’à Israël, donc de Rome jusqu’à Jérusalem [Créée en 2010, la circonscription comprend huit pays du pourtour méditerranéen, – Chypre, Grèce, Israël, Italie, Malte, Saint-Marin, Saint-Siège, Turquie].

Mon objectif est de rencontrer des Français, de comprendre leurs attentes, de dialoguer avec eux et de proposer. Je suis en campagne depuis plus de trois mois maintenant et j’ai parcouru les pays de la circonscription.

J’étais en Italie avant d’arriver en Israël, je serai ensuite en Grèce, en Turquie, à nouveau en Italie, et je finirai ma campagne en Israël.

En ce qui concerne mon état esprit pour cette campagne, je suis très confiant et plein d’enthousiasme. Je n’entre pas dans cette campagne comme un « challenger ». Je suis là pour gagner. Je suis là pour gagner, pas pour moi mais pour tous les Français de la circonscription.

« Je suis là pour gagner. Je suis là pour gagner, pas pour moi mais pour tous les Français de la circonscription »

Benjamin Djiane

Vous souhaitez rencontrer je crois beaucoup d’organisations qui œuvrent pour une meilleure intégration des Français en Israël. Ce sera aussi l’un des thèmes majeurs de votre campagne ici ?

Oui bien sûr, mais les Français d’Israël sont confrontés au problème de tous les Français qui tentent l’aventure de l’expatriation, il n’y a pas de raison de faire des différences.

J’ai rencontré beaucoup de Français d’Israël plein de dynamisme, qui ont envie d’entreprendre, de se lancer dans la high-tech, qui ont envie d’entrer dans les professions médicales et de construire leur vie ici.

Ils sont effectivement confrontés à des difficultés, comme notamment la reconnaissance de leurs diplômes, qui les installent dans une forme de précarité et de déclassement.

Tous nos articles sur la reconnaissance des diplômes

Ce sujet des diplômes devrait être déverrouillé le plus rapidement possible parce qu’il est une blessure pour beaucoup de Français qui décident d’aller s’installer en Israël et qui n’arrivent pas à avoir la vie qu’ils voudraient dans le pays.

L’alyah est une aventure personnelle magnifique, mais qui peut devenir très douloureuse matériellement. Il faut accompagner plus encore les Français. Les Français de toutes les classes d’âge, car il y a la question bien sûr des jeunes diplômés, des jeunes entrepreneurs mais aussi la question des infirmières. C’est un sujet particulièrement préoccupant parce qu’il y a des infirmières françaises qui veulent venir en Israël et qui n’arrivent pas à exercer.

Et puis, il y a aussi la question des seniors, ces retraités qui viennent vivre ici et qui voient leur pouvoir d’achat abîmé par les évolutions du cours de change entre l’euro et le shekel.

Tous nos articles sur l’alyah des Français

C’est à toute cette population que je veux m’adresser, sous un angle à la fois optimiste pour donner les moyens aux Français de faire leur vie en Israël, mais aussi sous un angle solidaire, pour accompagner les jeunes qui galèrent, pour aider les jeunes entrepreneurs qui veulent se lancer et pour suivre les retraités dont souvent la vie n’est pas si facile.

Une de vos propositions serait de créer une Caisse spéciale pour faire face à la dévalorisation ici des retraites perçues en euros

Effectivement. J’arrive dans cette campagne avec la volonté de convaincre et d’avancer, avec des idées, dont celle d’une Caisse de compensation pour les retraités. Lorsqu’ils voient leurs revenus diminués par l’évolution du cours de change entre l’euro et le shekel, je voudrais que la solidarité nationale fonctionne, car les retraités en Israël ont souvent exercé toute leur carrière professionnelle en France.

Or, ils perdent aujourd’hui jusqu’à 15 % de leur pouvoir d’achat, ce qui fait très mal dans un petit budget. Je veux qu’on travaille à une solution qui permette de compenser cette perte au change et je pense que ce serait une avancée sociale importante. Je mets ce sujet sur la place publique et j’ai l’intention de le porter avec force.

Comment renforcer le réseau consulaire à l’étranger et les établissements scolaires français en Israël notamment ? Faut-il nécessairement plus de fonctionnaires et plus de budget pour améliorer les choses telles qu’elles sont en l’état et faire face à la vague d’alyah ?

L’efficacité n’est pas simplement d’avoir toujours plus de fonctionnaires. L’efficacité c’est de trouver des dispositifs qui permettent d’étendre l’offre et sa qualité. Tout le monde n’a pas forcément envie de mettre ses enfants au lycée français. Certains souhaitent intégrer leurs enfants dans le système israélien mais ils veulent quand même qu’il y ait cet attachement à la langue française.

Ce que je propose, c’est une augmentation des budgets consacrés aux dispositifs Français Langue Maternelle (FLAM) qui permet de maintenir ce lien entre les Français et leur langue maternelle. Beaucoup de familles sont un peu démunies sur l’apprentissage du français et il faut les accompagner.

Benjamin Djiane à Tel Aviv, en Israël, le 11 mai 20017 (Crédit : TAL Business School)

Benjamin Djiane à Tel Aviv, en Israël, le 11 mai 20017 (Crédit : TAL Business School)

Alors qu’Israël compte aujourd’hui quelque 700 000 francophones, le pays ne fait toujours pas partie de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Si vous êtes élu, comment souhaitez-vous intervenir sur ce sujet ?

C’est un sujet qui personnellement me scandalise au plus haut point. Quand on se promène dans les rues, ne serait-ce que dans celles de Tel Aviv, on entend parler français partout.

Vous voyez des lieux français et la présence de la culture française. Les liens qui unissent Israël et la France sont des liens anciens, qui remontent à l’origine même du pays. En Israël, je ressens un amour de la langue française qui est apprise, enseignée, écoutée et aimée.

C’est pour cela qu’il faut que la France tape du poing sur la table pour qu’Israël entre enfin dans l’Organisation internationale de la Francophonie.

« Il faut que la France tape du poing sur la table pour qu’Israël entre enfin dans l’Organisation internationale de la Francophonie »

Benjamin Djiane

La France a un poids important dans cette institution. Ce n’est pas normal que pour des raisons géopolitiques on interdise à Israël d’entrer dans cette organisation. C’est une décision souveraine d’Israël de postuler et la responsabilité de la France de tout faire que pour que le pays puisse intégrer l’OIF.

Vous êtes considéré comme un proche d’Israël au PS. Lors de la campagne de François Hollande en 2012, vous avez notamment milité pour un rapprochement entre la gauche et Israël… Pouvez-vous m’en dire plus ?

Oui. Il y a une incompréhension sur ce qu’est la gauche française.

La gauche dans son histoire a longtemps été aux cotés d’Israël. Léon Blum, Pierre Mendès France, Guy Mollet et plus récemment encore François Mitterrand, Lionel Jospin ou encore Manuel Valls ont été des hommes de gauche très attachés à l’existence et à la sécurité de l’État d’Israël.

Moi, je veux que l’on sache que les appels au boycott et la volonté de mettre le pays au ban de la société internationale des nations, discours porté par une partie de la gauche aujourd’hui, est un antisémitisme que je n’accepte pas !

Et, en retour, je n’accepte pas toutes les caricatures qu’on peut faire sur la gauche. Il y a à gauche des hommes qui sont mobilisés, impliqués, qui ont une vision équilibrée de la question du Proche-Orient.

Ils ont toujours lutté contre le terrorisme et contre les attaques injustifiées envers Israël. Et moi je m’inscris dans cette tradition. C’est pour ça qu’en 2012, au moment de la campagne de François Hollande, j’ai voulu remettre les pendules à l’heure. Dire ce qui n’allait pas et ce qui allait, pour aller au-delà des caricatures.

« Les appels au boycott et la volonté de mettre le pays au ban de la société internationale des nations, discours porté par une partie de la gauche aujourd’hui, est un antisémitisme que je n’accepte pas ! »

Benjamin Djiane

J’ai alors pris des positions publiques appelant ma famille politique à cesser toute tentation de boycott et toute pulsion anti-sioniste, quoi qu’il m’en ait coûté. Chaque fois que j’ai été mal à l’aise avec ma famille politique, c’était sur la question d’Israël, mais je n’ai jamais cédé sur mes positions. J’ai toujours été fidèle à ma famille politique, mais j’ai toujours été exigeant aussi envers elle.

Pour évoquer votre parcours politique, vous avez été notamment adjoint au maire PS du 3e arrondissement de Paris et conseiller au cabinet de l’ex-Premier ministre Manuel Valls. Après l’annonce de l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, sous quelle bannière faites-vous campagne ?

Je suis le candidat du camp des progressistes. La vie politique française est en train de changer totalement. Ma génération a la responsabilité de réinventer beaucoup de choses, de réinventer la manière de faire de la politique.

Je ne renie rien : ma famille politique, c’est la gauche. Mais depuis l’élection d’Emmanuel Macron, il faut tout repenser, savoir comment la voix progressiste peut porter face au conservatisme, face au déclinisme et face à l’extrême-droite qui a fait 11 millions de voix.

Je veux qu’autour de moi il puisse avoir le rassemblement le plus large. En somme, je tends la main à tous ceux qui se reconnaissent dans ma démarche.

Souhaitez-vous réagir à la candidature de Florence Drory, investie par La République en Marche ?

J’ai beaucoup de respect pour les militants d’En Marche! engagés depuis longtemps. Je suis plus surpris en revanche par des personnes qui changent aussi vite d’étiquette.

Florence Drory, investit candidate de la République en marche, pour les élections législatives de la 8e cicronscription des Français de l'étranger (Crédit: Drory)

Florence Drory, investit candidate de la République en marche, pour les élections législatives de la 8e cicronscription des Français de l’étranger (Crédit: Drory)

Florence Drory est une militante socialiste depuis plus de trente ans. Lors de la primaire socialiste elle a soutenu Vincent Peillon. Je crois qu’elle était opposée à Manuel Valls… Je renvoie chacun à sa cohérence personnelle.

Je suis un homme de gauche, social-démocrate, social-réformiste. Je me suis toujours battu contre l’antisémitisme et l’anti-sionisme. Je suis prêt à travailler dans une majorité présidentielle et c’est ce message que je porterai lors des élections.

Comment souhaitez-vous, Benjamin Djiane, vous positionner face à Meyer Habib, favori des électeurs franco-israéliens et très présent dans les médias ?

J’attaque cette élection avec détermination. Meyer Habib n’est pas le vainqueur naturel et auto-proclamé de ces élections. Oui, il est très présent dans les médias, mais j’ai l’intention d’être très présent dans les médias aussi.

Meyer Habib met beaucoup en avant son identité juive et son attachement à Israël pour conquérir l’électorat franco-israélien. Vous-même êtes de confession juive, pensez-vous que ce soit une nécessité de le préciser pour convaincre ?

Meyer Habib, député de la 8e circonscription des Français de l'étranger, intervenant lors du meeting de soutien à François Fillon, en avril 2017. (Crédit : Gideon Markowicz)

Meyer Habib, député de la 8e circonscription des Français de l’étranger, intervenant lors du meeting de soutien à François Fillon, en avril 2017. (Crédit : Gideon Markowicz)

Moi, je serai le député des Français, des binationaux et nationaux. Je n’ai pas de leçon à recevoir de Meyer Habib en matière de défense de l’État d’Israël. J’ai pris des positions constantes et nécessaires.

J’ai été auprès de Manuel Valls et nous avons beaucoup peiné pour la cause d’Israël. Je vous avoue que j’ai été choqué quand Meyer Habib s’est dit le « député des Juifs ». Moi, je suis candidat pour être le député des Français d’Israël qui sont pour la plupart des Français juifs, et qui sont des Français à part entière.

Dans votre lettre aux Français d’Israël, vous évoquez l’aspiration des électeurs « à voir la France rester un État démocratique fidèle à son histoire et à ses valeurs républicaines, dont la laïcité ne transige jamais face au poison de l’antisémitisme et du négationnisme ». A cet égard, souhaitez-vous commenter la victoire d’Emmanuel Macron sur Marine Le Pen et la mobilisation de l’électorat franco-israélien pour faire front face à l’extrême-droite ?

Oui, il y a eu une mobilisation pour battre le FN. On note cependant quelques petites voix dans la communauté juive qui se sont exprimées pour plaider la cause de Marine Le Pen et pour dire que le Front National, ce n’était pas si terrible que cela.

On se souvient des déclarations de la leader de l’extrême-droite durant la campagne des présidentielles sur la Shoah et sur la responsabilité de l’État français.

Marine Le Pen persiste : La France était à Londres lors de la rafle du Vel d’Hiv

Quand on est juif, on ne peut pas se retrouver dans le discours du Front National. Le comportement des Français d’Israël lors des élections présidentielles a envoyé un message très clair là-dessus.

Y a-t-il des personnalités politiques que vous avez prévu de rencontrer, proche de votre sensibilité politique ou de vos convictions ?

Je ne mélange pas les choses. Je ne peux pas à la fois reprocher à Meyer Habib d’être trop souvent le haut représentant du Premier ministre israélien en France et rentrer de mon coté dans le jeu politique d’Israël. Il s’agit de choisir le député de la Nation française. Israël est un état démocratique, qui choisit ses représentants. Les Israéliens choisissent souverainement leur Premier ministre.

Moi, je veux parler de la France et je veux être un député français. Dans l’autre sens, je n’aimerais pas non plus qu’un député de la Knesset soit le représentant du gouvernement français.

Pour conclure, quel message souhaitez-vous faire passer aux électeurs français qui résident en Israël et qui iront aux urnes une nouvelle fois en juin prochain pour ces législatives ?

C’est un message à la fois de sympathie et de compréhension. Je comprends la vision qu’ils peuvent avoir de la France, qu’ils ont quitté parfois par une forme de désamour, en se disant qu’ils n’y avaient plus leur place.

Je veux leur dire que le lien qui les unit à la France est intense et sûrement éternel. C’est cet optimisme que je souhaite faire passer. Les Français d’Israël sont les acteurs des liens qui doivent exister entre l’État d’Israël et la France. Je leur demande de m’aider à renforcer ces liens.

Ils ont tant de choses à faire dans les relations économiques, culturelles, intellectuelles qui existent entre les deux pays et ils apportent beaucoup à la France, là où ils sont. Je serai à leurs cotés pour que leur vie s’améliore et pour travailler au renforcement des liens entre Israël et la France.

Qui est le suppléant de Benjamin Djiane : Amos Schupak

Benjamin Djiane a choisi pour être à ses cotés Amos Schupak, un enfant du pays, qui a passé sa tendre enfance en Israël et parle parfaitement l’hébreu.

Amos Schupak (Crédit : Yakir Pollak)

Amos Schupak (Crédit : Yakir Pollak)

Après des études françaises où il sort diplômé de Sciences-Po Lille et de l’ESCP, Amos Schupak s’installe en Israël et prend conscience d’un certain nombre de difficultés auxquelles sont confrontés les nouveaux immigrants comme l’intégration, la recherche d’emploi et l’équivalence des diplômes.

Une connaissance du terrain qui va se révéler essentielle pour seconder Benjamin Djiane dans sa tâche. Il a travaillé en outre au renforcement des échanges commerciaux entre les deux pays, s’impliquant sur le terrain durant plusieurs années en tant qu’Attaché économique à l’Ambassade de France en Israël.

Puis plus récemment à la Knesset, où il a conseillé Elie Elalouf, l’un des parlementaires les plus actifs sur la question de la reconnaissance des diplômes.

Amos Schupak a su gagner en crédibilité pour convaincre le candidat adoubé par le PS de l’accompagner durant cette campagne des législatives. Un choix pragmatique qui pèsera sans nul doute dans la balance.