Quelques heures après qu’un soldat israélien ait été poignardé par un Palestinien, le Premier Ministre Benjamin Netanyahu, a promis que les dangereux terroristes palestiniens ne parviendront pas à « nous mettre dehors ».

Cette déclaration du Premier ministre survient alors que la classe politique condamne l’attaque terroriste perpétrée à l’encontre du soldat israélien âgé de 20 ans, à Tel Aviv quelques heures plus tôt. Plusieurs ministres ont exhorté les forces de l’ordre à mettre en place des mesures plus sévères.

Dans un communiqué, Netanyahu affirme que « les terroristes incitent [à la violence] et veulent nous mettre dehors. Je [vous] le promets, ils n’y parviendront pas », rapporte le site d’information Ynet.

Le Premier ministre ajoute que l’Autorité palestinienne doit être tenue pour responsable de ces attaques. Il a aussi insisté pour que toutes les mesures juridiques prévues pour lutter contre les terroristes – dont la démolition des maisons – soient utilisées.

Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, et le ministre de l’Economie, Nafatali Bennett, ont exhorté le gouvernement à adopter des mesures plus sévères contre les émeutiers arabes alors que la tension monte dans les villes du nord après que la police ait abattu un homme Arabe israélien vendredi soir.

Le ministre des Finances, Yair Lapid, a mis en garde contre le désir de se venger.

Ynet indique que Liberman a expliqué que pour prévenir les « provocations et les frictions », Israël doit « agir contre les émeutiers et ceux qui incitent [à la violence] ».

« Cette Hanin Zoabi n’est pas derrière les barreaux et c’est un signe de faiblesse », ajoute-t-il en parlant de la députée controversée du parti Balad.

Bennett a fait écho aux déclarations du ministre des Affaires étrangères en déclarant que les émeutiers palestiniens devraient être emprisonnés pour garantir la sécurité des citoyens israéliens.

Le ministre de l’Économie a qualifié l’incident de Tel Aviv d’ « attaque sérieuse » et a ajouté qu’elle « démontre l’inefficacité de la méthode du bloc de béton ». Bennett fait référence à la décision prise par la police de mettre en place des barricades en béton près des stations de tramway de Jérusalem pour éviter des attaques à la voiture bélier dans la capitale.

« Il est impossible de protéger les personnes dans les rues ; ceux qui incitent à la violence, les jeteurs de pétards et les émeutiers doivent être en prison », s’insurge-t-il, soulignant que c’est « [la seule] politique sécuritaire qui soit appropriée ».

Bennett continue en critiquant le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Il le décrit comme l’ « héritier du [défunt dirigeant palestinien Yasser] Arafat mais vêtu différemment ». Le président de l’AP est un « terroriste en costume et doit être traité en conséquence », ajoute-t-il, reprenant une déclaration qu’il avait faite quelques jours auparavant.

Commentant l’attaque, Livni évoque le signe de « temps difficile pour l’Etat d’Israël ».

« On doit combattre le terrorisme mais on doit comprendre que tout est lié – Jérusalem, Tel Aviv, Gaza, la Judée et la Samarie », ajoute-t-elle, selon Ynet.

Souhaitant dissiper les tensions, Lapid exhorte la population à s’abstenir de commettre tout acte de violence et de laisser les forces de l’ordre « faire leur travail ».

« Il n’y a pas de place pour les appels à la violence dans un pays qui accorde de l’importance à la vie comme il n’y a pas de place aux slogans qui appellent à la ‘mort [des] Arabes’. Au lieu de nous renforcer en ces temps difficiles, cela nous affaiblit », a déclaré Lapid.

Le ministre de la Sécurité publique, Yitzhak Aharonovitch, qui est arrivé à la station d’Hahagana à Tel Aviv rapidement après l’attaque terroriste, a été pris à partie par des passants qui lui ont demandé : « où est la sécurité ? » et ont exigé la « mort des terroristes ».

Le député du Likud, Danny Danon, a, pour sa part, critiqué le ministre de la Sécurité et a réclamé sa démission.

« Une Intifada doit être traitée comme une Intifada », a assené Danon d’après le site d’information Walla. « Si nous avons un ministre de la Sécurité publique qui ne peut pas protéger les citoyens israéliens, laissez-le rendre son tablier et admettre qu’il ‘n’y arrive pas’ ». Danon s’en est aussi pris au Premier ministre, Benjamin Netanyahu, à qui il reproche de « parler mais de ne pas faire [grand-chose]».