Le ministre de l’Intérieur, Aryeh Deri, et le ministre de l’Education, Naftali Bennett, ont annoncé lundi de nouvelles directives pour mettre fin aux discriminations contre les fillettes séfarades ultra-orthodoxes.

Beaucoup d’entre elles sont rejetées par les institutions haredi, principalement ashkénazes, en raison de leur origine ethnique.

Pendant la réunion hebdomadaire du groupe parlementaire à la Knesset, Deri, le président du parti, a déclaré que sa proposition initiale d’obliger une inscription régionale de tous les étudiants avait été rejetée en raison de querelles internes à la coalition. Mais il a cependant salué le compromis, déclarant que « pour nous, le parti Shas, aujourd’hui est un jour saint ».

Bennett a déclaré que les nouvelles directives forceraient les écoles ultra-orthodoxes à commencer le processus d’inscription plus tôt dans l’année. Il a également promis de la « transparence », affirmant que les écoles seraient obligées d’expliquer pourquoi elles rejetaient chaque élève, et qu’une commission d’appels serait mise en place au ministère pour superviser les plaintes des parents.

« Il n’y a plus de ‘parce que’ », a-t-il déclaré des écoles, qui devront fournir une explication complète pour chaque dossier.

« Aucune fillette ne sera discriminée en raison de son ethnicité, point final », a déclaré Bennett.

Le ministre de l’Education a déclaré que les nouvelles directives entraient en œuvre immédiatement.

« C’est un problème qui n’aurait pas dû exister dans l’Etat d’Israël », a déclaré Bennett.