Le chef de HaBayit HaYehudi est intervenu lors du rassemblement de la droite qui s’est déroulé sur la place Rabin, à Tel-Aviv, dimanche soir.

« Pendant longtemps, ces mots n’ont pas été dit sur cette place : ‘Nous aimons le peuple d’Israël, nous aimons la terre d’Israël, nous aimons la Torah d’Israël, et nous aimons l’armée israélienne. Et nous n’allons vraiment, vraiment pas nous excuser pour cela. »

Isaac Herzog s’est rendu plus tôt dans la journée de dimanche au mur Occidental.

Herzog « a prononcé les mots qui avaient besoin d’être dits » a poursuivi Bennett tout en citant une entrevue qui s’était déroulée plus tôt dans la journée dans laquelle le chef de l’Union sioniste affirmait que Jérusalem pourrait servir de capitale à la fois pour les Palestiniens et pour l’État juif.

« Et je vous dis, et nous vous le disons, Buji, n’avez-vous pas honte ? De qui vous moquez-vous ? Jérusalem, êtes-vous prêt à la diviser ?

Isaac Herzog au mur Occidental le 15 mars 2015 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Isaac Herzog au mur Occidental, le 15 mars 2015 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Buji, qu’est-ce que c’est ? Une dernière visite [au mur Occidental] avant la division  ? »

Benett s’est référé à la pétition du parti Meretz visant à faire arrêter le rassemblement, et à la décision d’empêcher des chanteurs de se produire [Amir Benayoun est un artiste très critiqué].

« Ils ne vont pas nous faire taire. Nous n’allons pas arrêter de chanter. Quelle chanson voulez-vous chanter ? Peut-être une chanson sur Jérusalem ? » C’est alors que Naftali Bennett a attrapé une guitare et a commencé à chanter « Yeroushalayim shel Zahav ».

Puis Bennett a poursuivi son discours, en disant que, nonobstant les programmes des partis de gauche sur les politiques économiques, « vous n’avez pas besoin de diviser Jérusalem pour abaisser le coût du fromage ».

« Il y a une droite sociale. Personne ne doit avoir à choisir entre les politiques sociales et la droite », a-t-il fait valoir.

« Afin de réduire le coût de la vie, M. Kahlon, vous n’avez pas besoin de diviser Jérusalem. »

Bennett a déclaré que ses parents, qui ont déménagé en Israël depuis les États-Unis, lui ont  » appris à ne jamais rien dire de mauvais au sujet d’Israël ». Mais les médias le font, a-t-il déploré.

« Abba et Imma [Papa et Maman] m’ont aussi appris que la terre d’Israël appartient au peuple d’Israël, » a-t-il ajouté.

Bennett a ensuite promis que « jamais, jamais, nous ne renoncerons à un centimètre de la terre d’Israël pour les Arabes ».

Il a lancé que la gauche « ne veut pas d’un Etat juif » et était donc prête à renoncer à la terre et à s’opposer au projet de loi sur l’Etat juif.

La députée Ayelet Shaked craint que le likud récupère des votes du parti HaBayit HaYehudi.

La députée Ayelet Shaked, avec Naftali Bennet, HaBayit HaYehudi (Crédit : Flash90)

La députée Ayelet Shaked, avec Naftali Bennet (Crédit : Flash90)

Elle met en garde contre une fuite des électeurs vers le parti de Benjamin Netanyahu qui pourrait, selon elle, éventuellement conduire à un gouvernement d’unité nationale mêlant le parti de l’Union sioniste.

« Nous travaillons avec enthousiasme, nous sommes dans une bonne lancée, mais il y a un exode des électeurs de HaBayit HaYehudi vers le Likud. C’est une vague dangereuse qui pourrait conduire à [la formation d’] un gouvernement d’unité nationale. »

Shaked affirme que des électeurs de son parti lui disent qu’ils envisagent de voter Likud, parce que le Premier ministre a averti que « Herzog sera chargé de la construction d’une coalition s’il a plusieurs mandats d’avance, malgré le fait que, dans aucun scénario, Herzog ne parvienne à constituer une coalition. »

« Aux électeurs de HaBayit HaYehudi, je dis : ‘Ceux qui veulent que Stav Shaffir devienne ministre, votez Likud, car cela mènera à un gouvernement d’union, et ceux qui veulent que nous soyons ministres, votez pour HaBayit HaYehudi. »

Stav Shaffir et Ayelet Shaked sont des amies de longue date.