Jeudi, le ministre de l’Economie Naftali Bennett a refusé de prendre au sérieux la possibilité d’un boycott économique d’Israël, estimant que la création d’un Etat palestinien aurait des conséquences désastreuses sur l’économie israélienne, et s’est engagé à ce qu’aucune force étrangère ne soit autorisée à protéger son pays.

Dans une interview à la radio de l’Armée, Bennett, le président du parti HaBayit HaYehudi, a soutenu que la force de l’économie israélienne repose sur sa sécurité et a prédit qu’un Etat palestinien deviendrait une zone d’où sont lancées des attaques terroristes, ce qui paralyserait les échanges commerciaux.

« J’affirme que la création d’un Etat palestinien au cœur du pays pulvérisera l’économie israélienne », a déclaré Bennett. « Après tout, il suffit qu’une seule roquette touche le terminal [de l’aéroport], et ce sera la fin de notre économie. »

Le ministre a prévenu que l’emplacement géographique du futur Etat palestinien, qui toucherait le centre d’Israël, constituait également une grande menace.

Bennett a réaffirmé son opposition absolue à la proposition – récemment confiée au Times of Israel par une source au sein du bureau du Premier ministre – selon laquelle les résidents d’implantations juives en Cisjordanie pourraient continuer à habiter dans leurs maisons au sein des frontières du futur état palestinien, après la signature d’un accord de paix.

« Nous combattrons de toutes nos forces l’idée même d’abandonner des centaines de milliers d’Israéliens à un gouvernement palestinien, pour la simple raison qu’il ne protégera pas les Israéliens », a-t-il affirmé.

Le commentaire émanant du bureau du Premier ministre sur le maintien des résidents Juifs au sein du futur état palestinien a failli provoquer une crise au sein de la coalition la semaine dernière.

Bennett a également évacué l’idée qu’une force de l’OTAN soit déployée pour garantir l’ordre dans la Vallée du Jourdain.

« Nous ne laisserons jamais aucun étranger, ni les forces de l’OTAN, ni les Palestiniens, assurer notre protection » a-t-il affirmé. « Seule l’armée peut s’en charger. »

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a récemment déclaré qu’il accepterait le déploiement d’une force de l’OTAN dans la Vallée du Jourdain pour dissiper les craintes israéliennes selon lesquelles une frontière poreuse entre la Jordanie et un futur état palestinien permettrait le transfert d’armes et les activités terroristes.

Abbas a ajouté que l’armée israélienne pourrait continuer à stationner dans les zones frontalières pendant cinq ans après la signature d’un traité de paix.