Naftali Bennett, ministre de l’Education, devrait proposer une législation exigeant une majorité des deux-tiers à la Knesset pour toute décision portant sur la partition de Jérusalem dans l’éventualité d’un accord de paix avec les Palestiniens.

Bennett, qui dirige le parti pro-implantation HaBayit HaYehudi, a indiqué vouloir amender la Loi fondamentale sur Jérusalem de façon à ce que les votes sur une possible partition de la ville nécessitent dorénavant l’approbation de 80 députés pour être adoptés, à la différence d’une majorité habituelle, a annoncé vendredi Israel Hayom.

La proposition sera soumise à la commission des lois, présidée par la ministre de la Justice Ayelet Shaked, qui appartient à la même formation politique que Bennett, a annoncé l’article.

Actuellement, la Loi sur Jérusalem – adoptée en 1980 puis amendée en 2000 – établit qu’ « aucune autorité stipulée dans la loi de l’Etat d’Israël ou issue de la municipalité de Jérusalem ne peut-être transférée en permanence ou durant une période donnée à une instance étrangère, qu’elle soit politique, gouvernementale ou à n’importe quel type similaire d’instance étrangère. »

Un porte-parole du parti HaBayit HaYehudi aurait déclaré que la législation proposée avait pour objectif d’appuyer la position du Premier ministre Benjamin Netanyahu face à la nouvelle administration du président américain Donald Trump.

Le président américain Donald Trump au musée d'Israël de Jérusalem, le 23 mai 2017. (Crédit :  Yonatan Sindel/Flash90)

Le président américain Donald Trump au musée d’Israël de Jérusalem, le 23 mai 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Jérusalem est le cœur du peuple juif, a déclaré Bennett à Israel Hayom. Je considère l’époque de la présidence de Trump comme une opportunité de renforcer Jérusalem de façon à ce qu’il ne soit plus jamais possible de diviser la ville à nouveau. »

Bennett a expliqué qu’il s’inquiétait de la possibilité qu’une coalition temporaire future puisse accepter de diviser la ville dont les quartiers orientaux, parmi lesquels la Vieille Ville, sont revendiqués par les Palestiniens qui veulent en faire leur capitale.

« Je travaille pour faire adopter cette loi qui empêchera toute situation similaire de se présenter à l’avenir, a dit Bennett, où un bref consensus, comme ceux qui étaient survenus sous les [Premiers ministres] Ehud Olmert ou Ehud Barak, pourrait entraîner la division de Jérusalem. »