Le charnier, mesurant 16 mètres sur 4, aurait été découvert grâce aux témoignages d’anciens détenus, notamment du résistant néerlandais Jan Verschure, a rapporté l’émission de télévision Nieuwsuur.

Toutefois, d’autres recherches sur place ne seraient pas possibles en raison du refus de la communauté juive, selon le directeur du mémorial de Bergen-Belsen Jens-Christian Wagner.

« Nous avons consulté la communauté juive de Basse-Saxe et, selon leurs lois religieuses, il est interdit d’y creuser », a-t-il indiqué, précisant que c’était « la raison pour laquelle il n’y avait pas eu de fouilles. Dans tous les cas, l’ensemble du camp est aujourd’hui considéré comme un cimetière ».

Le charnier a été localisé par le petit-fils de Jan Verschure, Paul, après avoir parlé aux survivants du camp de concentration où quelque 70 000 personnes ont péri entre 1941 à 1945.

« L’un d’entre eux m’a donné une carte sur laquelle il a indiqué où mon grand-père avait été enterré », a-t-il affirmé à l’émission Nieuwsuur.

L’endroit, qui n’est plus qu’un immense pré aujourd’hui, se situerait à la fin de l’ancienne route principale qui traversait le camp.

Peu de traces de l’existence passée du camp de la mort sont encore visibles de nos jours. Les troupes britanniques, qui l’avaient libéré le 15 avril 1945, avaient dû l’incendier pour éviter une propagation de maladies mortelles telles que le typhus.

Les corps, jusqu’à 10 000 selon certains témoignages, avaient dû être enterrés à l’aide de bulldozers dans des fosses communes autour du camp.

L’archéologue néerlandais Ivar Schute, qui a effectué une première enquête sur place, a estimé très probable la présence d’un tel charnier à cet endroit.

« Nous avons pris des mesures et croyons que le sol a été remué par ici. Nous pensons que c’est là que se trouve le charnier », a-t-il dit à Nieuwsuur.