Un double attentat a frappé le sud de Beyrouth mercredi selon une source des services de sécurité, faisant trois morts et 70 blessés selon la Croix rouge dans ce fief du Hezbollah chiite engagé dans le conflit syrien au côté du régime.

L’attaque semble avoir visé le centre culturel iranien, et un photographe de l’AFP sur place a indiqué qu’elle avait eu lieu après un point de contrôle en face de ce centre, à proximité du bâtiment lui même.

Une source au sein de la sécurité a indiqué qu’il s’agissait d’un double attentat précisant que deux voitures piégées conduites par des kamikazes ont explosé à 50 mètres de distance l’une de l’autre.

Le directeur des opérations de la Croix Rouge libanaise, Georges Kettaneh, a fait état de 3 morts et 70 blessés.

L’explosion a retenti dans le quartier de Bir Hassan, dans le sud de Beyrouth. Les quartiers sud de Beyrouth sont un fief du puissant mouvement chiite libanais Hezbollah, déjà visé ces derniers mois par de multiples attentats meurtriers en raison du soutien militaire apporté par le Hezbollah au régime syrien.

Explosion à Beyrouth, le 19 février 2014 au Liban (Crédit : AFP)

Explosion à Beyrouth, le 19 février 2014 au Liban (Crédit : AFP)

Et l’agence de presse iranienne IRNA a confirmé que l’attentat s’était déroulé à proximité d’un centre culturel iranien, et des bureaux d’IRNA et de la chaîne iranienne Irib à Beyrouth.

L’explosion a provoqué un important dégagements de fumée dans le ciel de la capitale libanaise. Des chaînes de télévision ont diffusé des images montrant d’importants dégâts, et des équipes de secours transportant des victimes à l’écart d’une rue noircie et recouverte de gravats.

Plusieurs véhicules étaient en feu et des habitants armés d’extincteurs tentaient d’aider les pompiers à éteindre les foyers d’incendie.

Le Liban, profondément divisé par le conflit en Syrie, a été secoué ces derniers mois par une série d’attentats, dont plusieurs visant des fiefs du Hezbollah, qui a reconnu avoir envoyé des combattants en Syrie pour soutenir les troupes loyales au président Bachar-Al-Assad face à une rébellion majoritairement sunnite.